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Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

julien-baete-2.jpg

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Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Dimanche 13 juillet 2008
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Dimanche 13 juillet 2008
Un week-end pour deux à Cologne sera offert au gagnant du grand jeu concours "une erreur s'est glissée sur cette photo".


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Lundi 7 juillet 2008
Voici une petite carte postale de mon court séjour à Cologne.

Cologne est une très belle ville où l'antiquité cotoie des architectures audacieuses et réussies.

C'est la première fois que je m'arrêtais dans une ville allemande. Certains aspects de la vie ne m'ont pas étonné : les allemands sont très organisés, aimables... en revanche je ne m'attendais pas à voir des policiers pas rasés aux chemises même pas propres, aux casquettes blanches un peu jaunes. Visiblement l'hygiène c'est pas trop leur truc.

Je n'avais été qu'une seule fois en boîte de ma vie, c'était à Tell Aviv, voici que j'y suis allé pour une deuxième fois, et pour une boîte elle était plutôt grande, l'Arena de Cologne est le Bercy local. Autant dire qu'il y avait de l'ambiance et du bruit (ils appellent cela de la musique). Cela dit j'ai passé un agréable moment pendant lequel j'ai eu le plaisir de faire la connaissance de presque 10000 allemands.
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Vendredi 28 mars 2008

n-roli.jpgJe ne vous ai jamais raconté le pourquoi de l'adresse de ce blog : néroli. Le néroli est une essence de parfum que j'aime beaucoup. C'est plutôt féminin, même complètement, et ça ne me dérange pas, ça ajoute un peu d'excentricité à ma dégaine qui en a grand besoin. Mon deuxième cheval, que je ne monte malheureusement plus aujourd'hui, s'appelle Sir Néroli. Ce nom est exquis, délicat, et presque touchant. "Néroli" déclanche chez moi, à la manière d'une madeleine proustienne, une foule de sensations. C'est une couleur spécifique, une odeur, une puissance animale, une esthétique. C'est une quantité de souvenirs.

J'ai trouvé dans une encyclopédie des parfums la note suivante :

Pendant tout le XVII° siècle, l’odeur de la fleur d’oranger embauma toute la Cour du Roi. Marie de Médicis et son fils Louis XIV, ont toujours été fascinés par cette odeur et particulièrement par celle des fleurs du bigaradier dont l’odeur est plus franche et plus stable que celle des orangers à fruits doux. En 1684, Louis XIV transfère de Fontainebleau à Versailles, le bigaradier " Grand Connétable " et l’installe dans son orangerie. Il s’appellera maintenant : bigaradier " Grand Bourbon " et sera le fleuron de sa collection.

 

n-roli-3.gif


L’origine du bigaradier se situe en Chine méridionale, il apparaît dans les textes arabes au X° siècle. Son expansion se poursuit en passant par l’Inde Orientale, l’Irak, la Syrie puis, au XII° siècle, la Palestine. Ensuite, à l’époque des Romains il se répandit sur tous les pays méditerranéens. Le bigaradier ou Citrus Aurantium amara, appartient à la famille des Rustacées. Sa fleur est le symbole de la virginité, les Romains offraient des guirlandes de fleurs de bigaradier aux nouveaux mariés et aujourd’hui, encore, dans la région de Grasse, on offre des guirlandes de fleurs d’oranger aux couples qui convolent pendant la floraison, au moment de la récolte, c’est à dire en avril ou en mai.n-roli-2.jpg

 

Les fleurs de bigaradier, fraîchement écloses, additionnées d’eau pure, sont mises en alambic et distillées. Les condensas produisent l’" Eau de Naphe ", correspondant à l’eau des fleurs, dite de " Fleur d’oranger " et une huile essentielle de bigaradier de couleur jaune pâle dont l’arôme est unique, délicat, doux, très sucré, fleuri, plaisant, rafraîchissant et particulièrement féminin. Aucun produit synthétique n’a pu reproduire sa perfection. Un pied de bigaradier de bon rapport peut donner de 10 à 15 kg de fleurs. Il faut 1000kg de fleurs pour obtenir 1 kg d’huile essentielle, c’est dire le prix très élevé de ce parfum. Cette base sert dans l’élaboration des " Eaux de Cologne ".

Bigaradier.jpg


Le bigaradier

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Jeudi 20 mars 2008

how-to-blow.jpgYinka Shonibare. Deux manequins, deux revolvers, tissus imprimés hollondais.

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Mardi 29 janvier 2008
Je trouve que la voiture est un outil dont notre civilisation pourrait facilement se passer ce qui aurait pour conséquence d'allonger de quelques décénies l'espérance de vie de notre planète. Cela dit puisque je ne suis pas toujours en accord avec ce que je pense, je dois avouer que j'ai un petit faible pour la nouvelle Fiat 500. Trop drôle. Si je devais un jour m'acheter une voiture je pense que ce serait celle-là :

fiat-500.jpg
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Lundi 31 décembre 2007
chandelier.jpgJ'aime beaucoup les chandeliers. Pour cette nouvelle année je me suis offert un chandelier à cinq branches noir. Le soir je lis à sa lumière et surtout j'écris. J'ai des goûts bizarres.
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Jeudi 22 novembre 2007
Ceux qui me connaissent savent que je suis un éternel romantique. Cette après-midi, entre deux cours, j'ai rêvé tout seul, dans un bain de lumière et dans une capsule de la grande roue de Lille. C'était merveilleux de voir la ville, dans ses multiples détails, dans une espèce de silence détaché. Lors du premier tour j'ai eu un peu peur, et aussi un peu froid, mais je me suis laissé emporté...

galerie-membre-france-lille-grande-roue-lille.jpg

Cette photo de nuit a gagné un concours de photographie.
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Vendredi 16 novembre 2007

"Si nos processus de pensée étaient moins pressants, moins crus, moins hypnotiques, nos déceptions constantes, la masse grise de la nausée nichée au coeur de l'être, nous désempareraient moins. Les effondrements mentaux, les fuites pathologiques dans l'irréalité, l'inertie du cerveau malade peuvent, au fond, être une tactique contre la déception, contre l'acide de l'espoir frustré. Les corrélations manquées entre pensée et réalisation, entre le conçu et les réalités de l'expérience, sont telles que nous ne saurions vivre sans espoir. 'Espérer contre tout espoir' est une formulation forte, mais en définitive accablante de la brunissure que la pensée jette sur la conséquence" George Steiner

2226155627.jpg

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Lundi 22 octobre 2007

Je vous présente mon nouveau bébé

chadoc039.jpg

Champion de France

 

pubaxabig.jpgIl va falloir que je m'achète une nouvelle voiture, ou peut-être un camion, ou alors un train...

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Lundi 20 août 2007
Il serait intéressant de mener une petite étude sur la fonction des descritptions dans le récit de Jonathan Littel. Je pense en particulier aux descriptions de paysages. Les autres descriptions, ruines, bâtiments, camps, portraits, prennent place dans le récit de manière attendue. Les paysages, eux, ne s'intègrent pas au récit. Ils seraient plutôt des articulations entre les différentes parties. Des espèces de souffles entre les paragraphes, des respirations, des fenêtres ouvertes, certes parfois glaciales, mais qui donnent lumière et respiration, pour donner au lecteur la force de cheminer de Mauthesen à Auschwitz, de Budapest à Berlin. Il y est presque à chaque fois question de campagne, de fôrets, de météo, de soleil :

Toute la région reposait sous la neige, une couche épaisse, souvent saupoudrée de la suie des mines et  des cheminées d'usines, une sale dentelle grise. Dans le camp elle était presque noire, tassée par les pas de milliers de détenus, et mêlée à une boue figée par le gel. p. 771.

J'aime dans cet extrait l'expression : la région reposait sous la neige, car évidemment on pense tout de suite aux corps laissés à l'abandon qui gisent et qui "reposent" sous la neige dans les camps, en cet hiver 1944. Peut-on imaginer que la région se reposait ? Pourtant, oui, parfois Auschwitz se reposait.

J'aime aussi l'oxymore boue figée. Puis cette utilisation des couleurs. Les descriptions dans Les Bienveillantes ne sont jamais compliquées, ni très recherchées. Elles ressemblent souvent à des images d'épinal : "le soleil se levait sur la pleine endormie". Elles permettent au lecteur de reposer  son cerveau et ses sens, de manière souvent inattendue, afin que le repos soit encore meilleur. Si ça ce n'est pas glauque. Et quand je dis glauque je pense à la couleur vert
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Dimanche 19 août 2007
Je porte un regard de plus en plus interrogateur sur le pavé de Jonathan Littell. Nous ne savons pas encore, ou du moins je ne sais pas, si l'auteur de Les Bienveillantes est malveillant, mais toujours est-il que son récit est boulversant et particulièrement bien écrit.

Certains critiquent relèvent les fautes de goût à commencer par les anglicismes se demandant  si le texte n'a pas été à l'origine écrit en anglais. Pour ma part je mets de côté de tels types d'énoncés. Bien sur il doit y avoir des maladresses, et il est toujours aisé de les repérer. Mais l'ensemble est tellement énorme, le récit est si intelligemment conduit, les évocations nous donnent tellement à voir, qu'il me semble que le contrat entre l'auteur et le lecteur est rempli : oui la lecture nous donne du plaisir (aussi dérangeant que cela puisse paraître) et au-delà permet d'affuter notre regard sur cette période.

Il demeure ma question initiale : l'auteur est-il malveillant ? Voilà qu'encore une fois  l'éthique et l'esthétique se tiennent la main. Je ne parviens pas à répondre à cette question. Je comprends qu'une phrase comme "Qu'est-ce que c'est, mille Juifs ? De la poussière." peut heurter nos sensibilités. Ici ou là des incises descriptives lyriques ou des saynètes burlesques obligent à s'interrompre et à prendre des distances vis-à-vis du récit. Le lyrisme et le burlesque dans ce texte historique serait un peu comme des paneaux qui nous disent : attention ce livre est un roman.

Le narrateur dailleurs, de manière parfois très discrète, interpelle directement son lecteur, pour l'entretenir sur son récit ; comme pour lui dire qu'il n'est peut-être pas nécessaire d'aller plus loin. Lui-même avertit son lecteur qu'il pense arrêter, que tout cela n'est peut être pas utile : "Moi je ne sais plus très bien. Des histoires, je veux bien en raconter ; mais alors en piochant un peu au hasard de mes souvenirs et de mes notes ; je vous le dit, je fatigue, il faut commencer à en finir."(p. 719). Non seulement le narrateur n'en finit pas, mais ce qu'il a de plus difficile à raconter doit encore venir.

Je relis certains passages avec l'affirmation de ceux qui prétendent que ce livre est un prétexe à l'énonciation de thèses nazi. Je ne sais pas encore. Je vous dis, je relis. Pour l'instant je ne trouve pas. Je suis davantage marqué par l'aspect brillant de l'écriture. Pour l'instant donc je n'ai pas l'impression que Jonathan est malveillant. En revanche je me demande si ce n'est pas au lecteur de se poser cette question. Oui il peut y avoir des lectures malveillantes.  Nous le savons bien qui sommes des hommes !
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Samedi 18 août 2007
De quel roman célèbre est tiré cet extrait ?

Je m'achetai seulement un nouveau gramophone, avec des disques des Partitas de Bach au piano, ainsi que des airs d'opéra de Monteverdi. Le soir, dans la douce et archaïque lumière d'une lampe à huile, un verre de cognac et des cigarettes  à portée de main, je me renversais sur mon divan pour les écouter et oublier tout le reste.

Et non cet extrait n'est pas tiré d'un roman de Thomas Mann ou de Jean-Paul Sartre. Ce passage se situe à la page 670 des Bienveillantes.

Il y a des passages inattendus dans ce pavé. Par exemple, dans les pages 676-677, cette parodie d'enquête policière. Le narrateur lui-même emploie le terme de "caricatures" : Que me voulaient ces deux caricatures ? Deux policiers aux allures de détectives américains, distraits à la manière de Colombo, s'insinuent dans la vie privée du mal-héros. Jonathan Little s'amuse dans ce amas d'horreurs plus démentes les unes que les autres.
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Vendredi 3 août 2007
J'ai lu avec plaisir et émotion les mails que vous m'avez envoyés. Un certain nombre concernait le conflit israëlo-palestinien.

Il est facile et combien impudique d'écrire au sujet d'Israël quand sa chair n'est pas concernée par le conflit.

Ceci dit, pour la première fois depuis l'attentat d'Itzaq Rabin, je sens une note d'espérance pointer à l'horizon. L'initiative de Tony Blair et du quartet laissent entendre la possibilité de créer un état palestinien en Cisjordanie. Israël semble plutôt favorable à cette solution d'autant qu'elle l'a plus ou moins cherchée depuis un moment en isolant la Cisjordanie de Gaza. Quid de Gaza, la question reste pour le moment en suspend. Isoler le hamas ? Certes l'espérance est maigre mais pour la première fois depuis plus de dix ans on imagine à nouveau des solutions. Pourquoi pas ? C'est toujours quand une solution est la plus improbable qu'elle finit par survenir.

J'ai eu des soucis de maintenance avec overblog. La plateforme ne fonctionne pas bien sur les mac. j'ai résolu le problème avec Firefox mais ce n'est que provisoire car je ne peux consacrer 16 mo de mémoire pour un blog. Je vais peut-être devoir déménager.

Je suis depuis quelques jours dans Une vie divine de Philippe Sollers. Je ne sais pas pourquoi j'ai toujours été frileux avec cet auteur. Peut-être est-ce son goût pour les médias qui me rebutait. Les heures ne se comptent plus quand vous êtes dans Sollers. Il parcourt le monde, la vie des blondes, le couple, avec sérieux, ironie, et un style "chercheur". Je m'amuse, une lecture pour l'été.
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Dimanche 22 juillet 2007
Le dimanche pour ne point rire,
Aux blés inutiles,
Aux cloches débiles,
Le dimanche pour ne point vivre.

La catastrophe des feuilles
Abondent ma table au seuil
De cette journée de silence,
Simple, unique, enfance,
Aux blés inutiles,
Aux cloches débiles.

Les feuilles ouvertes s'offrent.
Les villes dans les tours souffrent.
Le vagabond des instants
Des médiocres penchants
Relie le présent aux souffles interdits.
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Samedi 21 juillet 2007
J'ai eu la chance de voir ce film avec des amis israëliens. Nous avons discuté après le film. Notre conversation était passionnée. Nous avions le même point de vue au sujet de Tell Aviv. Je me souvenais d'une ville très ouverte où je me suis beaucoup amusé et où on ne ressent pas directement les implications de la guerre. Cependant le conflit finit toujours par vous attraper en pleine poire. J'ai été très sensible au film à bien des égards. Je me suis senti propulsé dans cette société que j'ai tant aimée. Cependant il y a beacoup de points de détails qui m'ont gêné. C'est pour cela que j'aimerais aborder mon point de vue en deux parties. Ce que j'ai aimé : l'immenses sensibilité des acteurs, la drôlerie de certaine scènes, l'ambiance des quartiers branchés. Quelques scènes était tout simplement belles, simples, sensuelles. Certaines scènes d'amour étaient finement abordées. Il y a avait de la legerté dans le film qui aidait à le rendre plus attractif. Ce que je n'ai pas aimé : la multiplication des problématiques abordées (les jeunes se moquent du conflit à Tell Aviv et ceux-ci sont finalement impliqués dans des associations de défence de la paix). On y aborde également la situation des palestiniens en territoires occupés, des arabes israëliens, des couples gays à Tell Aviv, de la vie gay dans les territoires ; tout cela mélée à des histoires d'amours sans envergure. Il a même été question des amours homosexuelles dans les camps de concentration. Chaque problématique pouvait donner lieu à un film à lui tout seul. Mes amis israëliens ont particulièrement aimés. Pour conclure, j'ai adoré ce film malgré de petites maladresses. Les garçons étaient très beaux, leur sentiment très honorable et très prôche d'une humanité qui me rassure. Il y a juste la fin qui m'a semblé un peu scabreuse, à la limite d'une parodie de Roméo et Juliette. Mais j'en ai déjà trop dit.
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Jeudi 19 juillet 2007
J'ai fait un rêve inédit cette nuit. J'ai rêvé que je lisais un poème de Verlaine. Je ne me souviens pas exactement du poème. Je pense que c'était un poème obsédant et qui donne le vertige :

Tournez, tournez bons chevaux de bois,
Tournez cent tours, tournez mille tours,
Tournez souvent et tournez toujours,
Tournez, tournez au son du hautbois.

Les alitérations, les assonances, le rythme, les anaphores, la multiplication de "cent" en "mille", le thème du manège, tout cela rassemblé invite au vertige.
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Mercredi 18 juillet 2007
Etoile suggère mon chemin !
Laisse deviner au loin,
Au-delà de mes démences,
Un caractère d'espérance.

Pourquoi avancer et frémir ?
Avancer pour ne point tomber,
Vils partenaires, vils déchets,
Où es-tu qui me fait frémir ?

-Je ne suis plus pour toi. Amant
D'un autre je suis attaché ;
Je fréquente les cabinets,
Avocats, huissiers, parents.
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Mardi 17 juillet 2007
Elle me fait pitié cette Eglise qui à jamais a choisi la souffrance comme mode d'expression, et le malheur comme voie de salut. Je regarde ma vie et inévitablement je ne peux faire autrement qu'observer ces temps de bonheur où Dieu n'était plus là. Être heureux ne peut se vivre que dans une ascèse sans Dieu. Un monde sans Dieu ça vaut toujours mieux ; sans ce discours décharné, jusqu'au boutiste, individualiste, comme voulant être un frein au désir et à la joie de l'homme.
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Samedi 14 juillet 2007

Un sondage récent paru dans le "Monde Diplomatique" du mois de juillet 2007 fait état des amitiés envers les communautés palestienne et israëlienne. Ce sondage a été effectué dans quarante pays différents.

Les statistiques à prendre avec les précautions d'usage, comme tout sondage, sont  très intéressantes.

 

Il semble montrer tout d'abord qu'un pourcentage relativement faible des populations dans le monde ne se sent pas concerné par le destin des peuples au Proche-Orient. Les trois-quarts de la population mondiale manifestent un intérêt pour cette région du monde. Cela est significatif à la fois de l'intérêt que suscite l'actualité mouvementée de la région, le lien qui relie beaucoup d'hommes et de femmes au destin d'une terre berceau de l'humanité, et enfin le parti pris des sociétés vis-à-vis de modèles de sociétés qui partagent l'humanité : un modèle libéral et occidental, face à un modèle religieux et oriental. Le schéma est évidemment très simplificateur.

 

Un nombre important d'hommes et de femmes se sentent davantages liées aux souffrances du peuple palestinien. Le pourcentage tend vers une moitié de l'humanité sondée !

 

Un tiers, ce qui n'est pas négligeable, se sent lié au destin d'Israël.

 

Ce qui porte davantage à interrogation c'est le faible pourcentage de 4 % qui rassemblent les personnes  éprouvant une amitié à la fois pour la Palestine et pour Israël. Serait-il impossible de ne pas prendre parti ? La position de nos dirigeants est la démonstration de ces clivages. La diplomatie mondiale qui ne cesse de se tourner vers le conflit en tentant de faire dialoguer les deux peuples a par avance choisi son parti. Pour s'en convaincre il suffit d'observer les réactions à la fois volontaristes et pragmatiques du président français Nicolas Sarkozy. Celui-ci a affiché son soutien à l'armée israëlienne qui a fait 1500 victimes civiles au Liban.  (Pour plus d'informations consultez le "Monde diplomatique" de juillet 2007).

Seulement 4 % de la population parvient à s'intéresser au conflit sans prendre parti. Pour se rendre compte à quel point le conflit peut partager les consciences je vous conseille le dernier livre de Marcel Dubois : Nostalgie d'Israël paru aux éditions du Cerf en 2006. Marcel Dubois, décédé le mois dernier en Israël, est un témoin particulièrement précieux des boulversements qu'a connu le pays ces cinquante dernières années. Dominicain, il s'est parfaitement intégré à la population de Jerusalem au point d'en devenir citoyen d'honneur. Il a enseigné la philosophie à l'université hébraïque de Jerusalem. Fils de saint Thomas d'Aquin il a enseigné les rudiments de la théologie à des étudiants fils du sionisme. Sa parole en Israël était très écoutée au point qu'on lui ait décerné le grand prix d'Israël, honneur très rare pour une personne non juive. Dans les dix dernières années de sa vie, ce grand intellectuel contemporain, n'a pas pu faire autrement face à la violence et aux souffrances des uns et des autres, d'écrire une sorte d'errata où il revient sur le destin d'Israël en modifiant sensiblement son point de vue. Marcel Dubois est le témoin de ces consciences partagées, trop rares à mon sens. 

Aujourd'hui je me pose cette question : est-ce faire preuve d'une bonne conscience de ne pas choisir son camp ? Le philosophe, le critique, voir l'étranger, doit-il porter un regard neutre ou engagé ?

 

 

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