JUILLET
JUIN
1. Valse avec Bachir ++++
2. JCVD
+++
3. Speed Racer +++
MAI
1. Un Conte de Noël ++++
2. Indiana Jones +++
3 . Rec
+++
AVRIL
1. Désengagement ++++
2. Passe Passe ++
3. Mongol +
MARS
1. L'heure d'été ++++
2. There will be blood ++++
3. J'ai toujours rêvé d'être un gangster ++
FEVRIER
1. Cloverfield ++++
2. Les Liens du sang +++
3. Rambo +++
JANVIER
1. Death sentence ++++
2. No country for old men ++++
3. Sweeny Todd +++
DECEMBRE
1. La nuit nous appartient +++
2. I'm not there +++
3. Elisabeth II
++
Bientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.



Un week-end pour deux à Cologne sera offert au gagnant du grand jeu concours "une erreur s'est glissée sur cette photo".
Voici une petite carte postale de mon court séjour à Cologne.
Je n'avais
été qu'une seule fois en boîte de ma vie, c'était à Tell Aviv, voici que j'y suis allé pour une deuxième fois, et pour une boîte elle était plutôt grande, l'Arena de Cologne est le Bercy
local. Autant dire qu'il y avait de l'ambiance et du bruit (ils appellent cela de la musique). Cela dit j'ai passé un agréable moment pendant lequel j'ai eu le plaisir de faire la connaissance de
presque 10000 allemands.
Je ne vous ai jamais raconté le pourquoi de l'adresse de ce blog : néroli. Le néroli est une essence de parfum que
j'aime beaucoup. C'est plutôt féminin, même complètement, et ça ne me dérange pas, ça ajoute un peu d'excentricité à ma dégaine qui en a grand besoin. Mon deuxième cheval, que je ne monte
malheureusement plus aujourd'hui, s'appelle Sir Néroli. Ce nom est exquis, délicat, et presque touchant. "Néroli" déclanche chez moi, à la manière d'une madeleine proustienne, une foule de
sensations. C'est une couleur spécifique, une odeur, une puissance animale, une esthétique. C'est une quantité de souvenirs.
J'ai trouvé dans une encyclopédie des parfums la note suivante :
Pendant tout le XVII° siècle, l’odeur de la fleur d’oranger embauma toute la Cour du Roi. Marie de Médicis et son fils Louis XIV, ont
toujours été fascinés par cette odeur et particulièrement par celle des fleurs du bigaradier dont l’odeur est plus franche et plus stable que celle des orangers à fruits doux. En 1684, Louis XIV
transfère de Fontainebleau à Versailles, le bigaradier " Grand Connétable " et l’installe dans son orangerie. Il s’appellera maintenant : bigaradier " Grand Bourbon " et
sera le fleuron de sa collection.
L’origine du bigaradier se situe en Chine méridionale, il apparaît dans les textes arabes au X° siècle. Son expansion se poursuit en passant par
l’Inde Orientale, l’Irak, la Syrie puis, au XII° siècle, la Palestine. Ensuite, à l’époque des Romains il se répandit sur tous les pays méditerranéens. Le bigaradier ou Citrus Aurantium amara,
appartient à la famille des Rustacées. Sa fleur est le symbole de la virginité, les Romains offraient des guirlandes de fleurs de bigaradier aux nouveaux mariés et aujourd’hui, encore, dans la
région de Grasse, on offre des guirlandes de fleurs d’oranger aux couples qui convolent pendant la floraison, au moment de la récolte, c’est à dire en avril ou en mai.
Les fleurs de bigaradier, fraîchement écloses, additionnées d’eau pure, sont mises en alambic et distillées. Les condensas produisent l’" Eau de Naphe ", correspondant à l’eau des
fleurs, dite de " Fleur d’oranger " et une huile essentielle de bigaradier de couleur jaune pâle dont l’arôme est unique, délicat, doux, très sucré, fleuri, plaisant, rafraîchissant et
particulièrement féminin. Aucun produit synthétique n’a pu reproduire sa perfection. Un pied de bigaradier de bon rapport peut donner de 10 à 15 kg de fleurs. Il faut 1000kg de fleurs pour
obtenir 1 kg d’huile essentielle, c’est dire le prix très élevé de ce parfum. Cette base sert dans l’élaboration des " Eaux de Cologne ".
Le bigaradier
Yinka Shonibare. Deux
manequins, deux revolvers, tissus imprimés hollondais.
J'aime beaucoup les
chandeliers. Pour cette nouvelle année je me suis offert un chandelier à cinq branches noir. Le soir je lis à sa lumière et surtout j'écris. J'ai des goûts bizarres.
"Si nos processus de pensée étaient moins pressants, moins crus, moins hypnotiques, nos déceptions constantes, la masse grise de la nausée nichée au coeur de l'être, nous désempareraient moins.
Les effondrements mentaux, les fuites pathologiques dans l'irréalité, l'inertie du cerveau malade peuvent, au fond, être une tactique contre la déception, contre l'acide de l'espoir frustré. Les
corrélations manquées entre pensée et réalisation, entre le conçu et les réalités de l'expérience, sont telles que nous ne saurions vivre sans espoir. 'Espérer contre tout espoir' est une formulation forte, mais en définitive accablante de la brunissure que la
pensée jette sur la conséquence" George Steiner
Je vous présente mon nouveau bébé
Champion de France
Il va falloir que je m'achète une nouvelle voiture, ou peut-être un
camion, ou alors un train...
J'ai lu avec plaisir et émotion les mails que vous m'avez envoyés. Un certain nombre concernait le conflit israëlo-palestinien.Un sondage récent paru dans le "Monde Diplomatique" du mois de juillet 2007 fait état des amitiés envers les communautés palestienne et israëlienne. Ce sondage a été effectué dans quarante pays différents.
Les statistiques à prendre avec les précautions d'usage, comme tout sondage, sont très intéressantes.
Il semble montrer tout d'abord qu'un pourcentage relativement faible des populations dans le monde ne se sent pas concerné par le destin des peuples au Proche-Orient. Les trois-quarts de la population mondiale manifestent un intérêt pour cette région du monde. Cela est significatif à la fois de l'intérêt que suscite l'actualité mouvementée de la région, le lien qui relie beaucoup d'hommes et de femmes au destin d'une terre berceau de l'humanité, et enfin le parti pris des sociétés vis-à-vis de modèles de sociétés qui partagent l'humanité : un modèle libéral et occidental, face à un modèle religieux et oriental. Le schéma est évidemment très simplificateur.
Un nombre important d'hommes et de femmes se sentent davantages liées aux souffrances du peuple palestinien. Le pourcentage tend vers une moitié de l'humanité sondée !
Un tiers, ce qui n'est pas négligeable, se sent lié au destin d'Israël.
Ce qui porte davantage à interrogation c'est le faible pourcentage de 4 % qui rassemblent les personnes éprouvant une amitié à la fois pour la Palestine et pour Israël. Serait-il impossible de ne pas prendre parti ? La position de nos dirigeants est la démonstration de ces clivages. La diplomatie mondiale qui ne cesse de se tourner vers le conflit en tentant de faire dialoguer les deux peuples a par avance choisi son parti. Pour s'en convaincre il suffit d'observer les réactions à la fois volontaristes et pragmatiques du président français Nicolas Sarkozy. Celui-ci a affiché son soutien à l'armée israëlienne qui a fait 1500 victimes civiles au Liban. (Pour plus d'informations consultez le "Monde diplomatique" de juillet 2007).
Aujourd'hui je me pose cette question : est-ce faire preuve d'une bonne conscience de ne pas choisir son camp ? Le philosophe, le critique, voir l'étranger, doit-il porter un regard neutre ou engagé ?
Derniers Commentaires