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Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

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Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Lundi 14 juillet 2008
Voilà un film qui mérite que l'on s'extirpe du fauteuil vespéral et estival. Encore un film impossible à classer (ce qui est plutôt bon signe) : comédie, tragédie, lyrisme élégiaque... probablement un peu de tout cela.

Un tueur à gage a pour mission de supprimer un autre tueur à gage qui a commis l'erreur de tuer un enfant. Bienvenue dans l'âme d'un tueur... et oui ces grands hommes, des vrais bien virils, éprouvent de la culpabilité.

Le film est à la fois drôle et émouvant. Bruges, comme souvent quand il s'agit de Bruges, et je pense à
Bruges la morte de Rodenbach, est l'autre personnage du film, appréhendée comme s'il s'agissait d'un conte de fée et de démons.

C'est un film que je vous conseille vivement. Il surclasse toute les daubes qui sortent en ce moment et reste accessible à un large public.


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Samedi 12 juillet 2008
Non, ce n'est pas possible. Ma patience a des limites. Là j'ai tenu dix minutes puis je suis allé goûter l'air humide d'une soirée d'été lilloise qui a plus à me dire que ce formatage médiocre.

Je suis fatigué de ces grosses machines inutiles, tout juste divertissantes pour celui qui voit cela pour la première fois.

La vie est vraiment trop courte, le temps qui nous est donné pour voyager dans les terres inconnues est tellement ridicule, que je ne peux plus admettre prendre une minute pour ces navets.

Je parie que le jour où un programme informatique sera capable de sortir Hancock II est proche, je me demande même s'il n'est pas déjà arrivé. Le super-héros d'aujourd'hui est sans doute celui qui est capable d'échapper à ce genre de daube.
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Mardi 1 juillet 2008
Voici un film qu'il me semble important d'aller voir. Dans la salle, vers la fin du film, il y avait un silence très impressionnant ; les pop-corn, les blondasses, les amoureux, les portables s'étaient tus. Valse avec Bachir donne à voir comment de jeunes soldats vivent après avoir été contraint de tuer.
Il y a de multiples intérêts à voir ce film. Je ne pense pas que l'on puisse dire qu'il s'agit que de cinéma car il est très rare qu'un film réussisse cette alchimie impossible entre politique et esthétique.



Géopolitique


Le titre et l'affiche indiquent qu'il sera question de
Gemayel Bachir, le célèbre phalangiste dont l'assassinat en 1982 avait provoqué les massacres de Sabra et Chatila. Bachir était un chrétien qui était opposé aux forces de Yasser Arafat au Liban et de ce fait pouvait apparaître comme un allié pour Israël. Si j'ai bien compris, le film tente de montrer (et non démontrer) que les partisans sont à l'origine du massacre de Sabra et Chatila. Israël se pose beaucoup de questions sur son passé. Les historiens s'interrogent. Le pays sort d'une vision de l'histoire comme légende fondatrice pour l'appréhender de manière plus dialectique. De là à dire que le film s'interroge, je ne pense pas. Les israëliens auraient compris qu'un massacre allait se perpétrer et ils se seraient contentés d'observer, voire de permettre aux phalangistes d'exécuter leur vengeance sans encombre.

Raconter l'histoire est un véritable défi. Quand j'étais en Israël j'ai entendu de multiples versions de cet épisode. Existe-t-il une version universelle de l'histoire ? J'aimerais croire que c'est cela qu'essaie Ari Folman.



Esthétique

Parce que le passé est trop lourd, parce que la culpabilité est à ce point pesante qu'elle force la mémoire à se dérober, l'esthétique prend le relais. Si on ne peut dire les choses, on peut écouter l'autre en parler, un dialogue se forme, la mémoire revient. Le film est un long dialogue entre des quadras qui étaient ensemble à Beyrouth en 1982. Chacun exprime son traumatisme à sa matière. Le dessin, la musique, les silences font le reste. Je n'aime pas le dessin-animé, mais j'ai aimé le traitement d'Ari Folman car il permet de la pudeur et parfois la possibilité d'aller très loin dans la description là où l'image serait insoutenable.




Je vous encourage vivement à aller voir ce film qui est d'une qualité bien supérieure à ce qui se fait sur le sujet habituellement. Le lyrisme n'y est pas apitoiement. J'espère avoir le temps prochainement d'approfondir le sujet et le débat : quelle histoire pour Beyrouth ?
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Samedi 28 juin 2008
Trop génial ce film ! Un régal d'une heure trente pendant lequel j'ai retrouvé mon coeur d'enfant, mes rêves, mes promesses... Non pas que les frères Wachowski aient faient un film pour enfants, loin de là, mais plutôt une performance tout en ironie et en métalangage sur les discours de notre monde.

Après la trilogie Matrix, Larry et Andy Wachowski étaient attendus, ils ont réussi à surprendre leur monde. Leur envie de départ était d'attirer les familles dans les salles. Le film n'arrête pas de flatter nos désirs, nos fantasmes, pour probablement dire autre chose en revendiquant l'absence total d'intérêt pour le récit. Les images explosives décalent l'attention du spectateur, le personnage est noyé dans un fleau de couleurs. 

L'esthétique est explicitement celle de Rauschenberg (photo ci-contre). Le résultat est une
 culture Pop'Art dans un imaginaire Manga et avec un graphisme psychédélique. Tout le budget du film est allé dans le numérique, chaque prise de vue étant retravaillé. Cela s'appelle, d'après ce que j'ai lu dans les Cahiers du cinéma, "le morphing".

Au cours du film on voit apparaître le magnifique Melvil Poupaud en journaliste sportif survolté.

Je ne vous ai pas parlé de l'histoire ce qui est finalement normal car elle est débile et sans intérêt ; c'est l'histoire d'une jeune champion de course automobile qui avec l'aide des siens vaincra ses propres démons.

Allez voir sans retenue aucune un des meilleurs films de cet été qu'on ne peut par ailleurs pas oublier tellement il est psychédélique...

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Samedi 21 juin 2008
Cette comédie polarde est un petit régal. Le grand intérêt du film est le scénario. Une histoire policère racontée trois fois par trois narrateurs. C'est peut-être un procédé mais ça marche. Chaque scène surprend, satisfait à l'intrigue et crée une nouvelle attente.

En réalité on ne sait pas très bien ce qui s'est passé. On comprend que la recette du stade de Grenoble a été volée, mais par qui ? comment ? Pourquoi la remise du couple André Dussollier et Miou-Miou brûle-t-elle ?

Le film est divisé en trois parties et à chaque fois l'histoire se déroule devant nous avec un angle différent. Le dénouement est innatendu ce qui est une performance pour un film sans prétention et qui tient de la comédie.
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Samedi 21 juin 2008
Encore le type de film qui a pour seule vertue de rendre moins douloureux le fil de l'existence. Il y a toujours un moment, dans les comédies romantiques, où on finit par croire que l'amour triomphe. Il faut alors ne pas sortir de la salle, et surtout pas se regarder dans un miroir...

Le film est beaucoup plus terne que la série. Il faut cependant lui concéder le fait d'être bien réalisé. Les images, qui refusent toutes les dialectiques de notre temps, finissent par former un tableau de ce qu'est notre société, ou du moins, la new-yorkaise. De là à parier que ce film devienne pour les générations futures un document, peut-être pas.  
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Jeudi 19 juin 2008
Ce film est sur pas mal de plans nul, mais j'ai aimé. C'est un peu comme un policier du vendredi soir, mauvais mais efficace, une glace italienne dans les rues pietonnes.

Tout est fait pour rassurer le client. Nous sommes dans le pire des commissariats au monde, les bandis font la loi, mais progressivement Richard Berry va ressuciter ce tohu-bohu.

La première moitié du film crée une attente et la seconde la satisfait. A la fin on est rassasié.
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Lundi 16 juin 2008
Très vite on comprend le problème : la nature se révolte et diffuse une toxique qui supprime chez l'humain l'instinct de survie et le pousse à se suicider. Puisqu'on comprend le problème très vite, le film ne présente aucun intérêt.

C'est d'autant plus nul que la bande annonce communique sur l'aspect mystérieux des phénomènes.
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Lundi 16 juin 2008

Je ne pensais pas passer un aussi bon moment. C'est un film très rare.

Une impression très étrange m'a traversé pendant toute la projection : j'ai eu le sentiment d'avoir face à moi non pas un personnage mais une personne, c'est finalement très inattendu au cinéma. C'était comme impossible de me projeter dans le comédien comme on le fait habituellement. JCVD ne renvoyait pas à un type mais à lui seul.

Il ressort une authenticité impressionante. Comme si le cinéma nous montrait pour une fois la vérité, comme si le film était un documentaire mais en restant un film et sans documenter, en étant aussi violent qu'une confession. 

Oui, le film est violent, l'histoire est très violente. La réalisation nous fait ressentir l'ambiance d'un bracage et les méchants puisque JCVD est vrai semblent vrais.

Autrement dit on peut dire que pour un essai, une audace, ce long métrage est une réussite.

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Dimanche 15 juin 2008
Mon Dieu ! Ames sensibles ne louez pas ce dvd. J'ai fermé les yeux pendant la moitié du film. Je ne pensais pas que tout cela était possible. Des millionnaires achètent aux enchères des jeunes filles occidentales enlevées dans un pays de l'Est. Après avoir gagné une enchère l'heureux lauréat a le droit (et le devoir d'ailleurs) de tuer sa jeune et belle victime. Il peut pour cela employer tous les moyens de son petit cerveau pervers : la déchiqueter, la manger toute crue, la saigner... tout cela dans un univers morbide, glacial, sombre... J'ai hésité plusieurs fois à arrêter le film et quand ça s'est vraiment terminé je me suis servi une verveine avec du miel. A présent je me demande si ces choses sont possibles.

Sur le plan de la réalisation le film est impressionnant. Eli Roth utilise peut-être les grandes ficelles : jeunes filles fraîches et innocentes, naïveté et perversion, mais tout est bien fini : la musique, les décors, les images, les plans... Surtout Eli Roth utilise l'expérience de Tarantino et surtout son exigence.
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Dimanche 15 juin 2008
J'ai été un peu déçu par ce film. Je n pensais pas qu'il y aurait un tel classicisme dans la réalisation.  Dès le début le film est ennuyeux et ce n'est pas l'imitation de Sylvie Testud qui change la donne, car sa petite voix est lancinante, monotomne, presque fatiguante, disons-le fatiguante. Nous sommes dans un simple documentaire qui parcourt à grands traits la vie d'une écrivaine devenue pour notre génération un mythe.

Heureusement le film prend progressivement de la consistance. Si la forme est le fond qui remonte à la surface progressivement nous en récoltons et peu à peu le récit fait comprendre l'aspect quotidiennement tragique d'une vie.

Je suis donc sorti de la salle avec l'impression d'avoir découvert quelques-uns des paradoxes de la vie de Françoise Sagan : modernité et vie bourgeoise, liberté et dépendances.

Il y a aussi le plaisir de traverser la deuxième partie du vingtième siècle à travers l'évolution des intérieurs bourgeois (en réalité il n'y a que les téléphones et les voitures qui changent, la déco des intérieurs bourgeois n'évoluent pas beaucoup).

Il s'agit donc là d'un film instructif et didactique, c'est un peu triste.
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Dimanche 1 juin 2008

Quel film fabuleux ! Probablement le plus beau que j'aurais vu depuis un an. C'est un film d'Arnaud Desplechin et les rabat-joie diront qu'il suffit de dire cela pour décrire le film. Oui c'est "du" Arnaud Desplechin, mais pour moi le meilleur !

Il s'agit pour le spectateur de s'introduire dans une famille bourgeoise de Roubaix par le trou de la serrure. Par des techniques largement empruntées au théâtre (scènes qui sont de choeurs) Arnaud Desplechin nous permet des aller-retours entre le présent et le passé : un couple dont l'enfant a besoin d'une greffe conçoit un enfant uniquement pour le sauver.

Plusieurs années plus tard, à l'occasion des fêtes de Noël la famille se réunit péniblement. L'enfant non désiré, Mathieu Amalric stigmatise tous les maux de la famille, il est odieux. Il est un enfant utile. Un enfant dont la seule vocation est de sauver un frère qui est mort. Quand la famille le voit elle voit l'enfant mort, elle voit sa souffrance, elle voit peut-être sa "faute" ? Si l'enfant non désiré commet des actes si graves c'est qu'il portes les stigmates de tous les maux de la famille. Et puisque l'histoire est une éternelle répétition (dans tous les sens du terme) le personnage de Mathieu Amalric redevient une nécessité pour la famille : sa mère a besoin d'une greffe, il est le seul donneur compatible.

Catherine Deneuve est divine. Quel rôle ! Une mère, une grand-mère, sans sentiment maternel peut-être, avec une histoire aussi, qui n'est pas celle de sa famille aujourd'hui, mais une histoire plus ancienne, laquelle ? Une ou deux paroles nous le disent, beaucoup de geste, des regards.

Anne Goscigny est la soeur qui porte la souffrance et qui la fait porter. Elle n'est pas  heureuse. Son fils est "fou". Son fils porte le chagrin. C'est impressionnant. Pourtant elle a un mari rassurant, elle écrit des pièces de théâtre (Arnaud Desplechin ?). Oui, mais elle ne comprend pas pourquoi le frère utile est si odieux. Elle est en colère. Elle est l'instance qui juge, elle est malheureuse.

Jean-Paul Roussillon est drôle. Il est la sagesse, celui qui donne l'impression de porter, de suporter. Il est parfait dans le rôle du grand-père qu'on adore. Ses sentiments sont plus ambigus que cela. Il donne l'impression de surfer sur cette famille grâce à la musique, à la littérature, à la culture, et dans le même temps il est ancré dans cette pesanteur.

Toute le reste de la famille, Melvil Poupaud, Hippolyte Girardot, Emmanuelle Devos, Laurent Capelluto, Chiaria Mastroiani ne sont pas des rôles secondaires. ils vivent le drame. C'est probablement un des intérêts du film : rien n'est négligé, tous les personnages ont leur récit qui pourrait être un film à lui tout seul. L'ensemble ne souffre aucune lourdeur. Au contraire, c'est magique. La réalisation est impressionnante, la caméra observe ce jeu avec singularité, comme pour donner un peu de légerté.

Il s'agit d'un conte, un conte shakespearien, il y a le ton, celui de Lear, tragicoburlesque, lourd et enfantin, proche du néant et drôle, sérieux dans tous les cas. Je ne serais pas étonné que tout cela n'est pas loin de la vie d'Arnaud Desplechin. Cette famille doit au quotidien porter un drame ancien en plus de celui qu'elle joue. En faisant le point sur tous les films que j'ai vus cette année je m'interroge sur cette spécificité française de faire des films sur la filiation. Un drame famillial, un film sur la filiation après désangagement, l'heure d'été, ou les liens du sang, qui prouve aussi que le cinéma français malgré ce qui est écrit ici ou là est dynamique et prometteur.

A ce propos je ne comprends pas que ce film n'ait pas eu la palme. Pour le moment je suis réservé car je n'ai pas vu les autres films. Mais un festival qui récompense un film qui sort du lot juste parce qu'il a choisi un registre, un ton, qui n'est pas dans les autres films, je trouve cela un peu juste. Le film qui a eu la palme ne me donne absolument pas envie. J'attends de voir...

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Mercredi 28 mai 2008
Je suis sorti de la salle avec une drôle d'impression. J'ai tout d'abord vérifié qu'il ne s'agissait pas d'un Woody Allen. J'ai retrouvé dans Le Grand alibi l'univers de Match point : société aristocratique, style gentleman farmer, intrigue policière où se mêlent humour caustique et perversions familliales. Autrement dit j'ai adoré... sauf que... la fin est complètement baclée. Non pas que le dénouement fasse flop, tout au contraire, mais sur le plan de la réalisation la dernière scène est idiote. C'est comme si Pascal Bonitzer avait décidé non seulement de détruire l'image de la famille propre sur elle (mon Dieu ! quel thème original...), mais aussi d'achever son film. En plus je me demande si ce n'est pas le cas.
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Dimanche 25 mai 2008
Le seul attrait de ce film c'est qu'il ne dure pas 2 h 37. Ce qui pèche le plus ce n'est pas selon moi le fait d'être une mauvaise copie d'Elephant mais plutôt de n'être pas crédible alors même que le réalisateur choisit l'angle du documentaire.

Au début du film on comprend qu'un adolescent s'est suicidé. Ensuite on suit à la manière d'un reportage, plus ou moins narratif, plusieurs adolescents lors des quelques heures qui ont précédé le suicide, avec cette question en tête : qui s'est tué et pour quelle raison ? Autrement dit nous sommes dans les dix petits nègres. Chacun a au moins dix bonnes raisons de se suicider : homosexualité refoulée et donc colère et agressivité, deux urètres à la place d'une seule et donc complexe du pipi au lit, parents absents et donc inceste, homosexualité acceptée et donc homophobie et donc drogue... des tas de clichés et donc un mauvais film... Le clou du spectacle est la résolution. Qui s'est suicidé dans tout cela ? Une ado que nous n'avions pas remarqué car elle n'avait pas de problème et parce qu'elle n'avait pas de problème elle s'ennuyait et donc elle n'avait pas de raison d'exister et donc elle s'est tuée. Tout cela n'est pas crédible car pour se tuer il y a toujours une bonne raison. La démonstration, séduisante au premier abord, ne résiste pas à la réalité. Sous couvert de froideur documentaire le film respire le sentimentalisme.
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Samedi 24 mai 2008
Je ne résiste à l'envie de vous faire partager cet extrait de "Gouttes d'eau sur pierres brulantes". Je suis mort de rire à chaque fois que je la vois. Voici le synopsis :

En Allemagne, dans les années soixante-dix, Léopold séduit Franz, un jeune homme de trente ans son cadet. Il l'installe chez lui. Tout se passe bien jusqu'au jour où un petit rien provoque une divergence entre eux deux...

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Jeudi 22 mai 2008

Qu'on est bien chez soi à regarder notre série préférée, avec son héros mâle rassurant, ses effets comiques tant attendus, son rythme rapide et sans surprise. Tout ce qu'on avait vu dans le dernier numéro et qui nous annonçait le suivant le voilà chaque semaine, chaque mois, chaque année, et ici chaque décennie...

Je me suis marré du début à la fin. Je n'ai dailleurs fait que ça. Tout commence comme dans un James Bond ou un Hercule Poirot : une scène spectaculaire ; ici une bombe atomique est sur le point d'exploser, et vous vous en doutez, le Mc Giver des archéologues qui a le goût de la préservation a pensé  à se réfugier dans un frigo. Il faut savoir que cela marche.

Ce qu'il faut retenir de cet épisode est évidemment la transmission du père au fils. Le voilà le nouvel "Indiana junior junior". Très convaincant, très drôle. Les scènes les plus hilarantes se passent en famille, car comme si tout n'était pas déjà compliqué, la fiancée perdue (tout est perdu chez Indiana) est retrouvée. Oui, c'est drôle, mais je devrais apporter un bémol. Despered housewifeest passée par là. C'est un humour très série télévisuelle : comique de répétition, jeux de mots idiots, ironie toute british.

Indianan Jones est probablement le héros qui permet de passer de James Bond à Mr Bean : aventure spectaculaire, impossible, avec des blagues de potaches efficaces.

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Samedi 10 mai 2008

Fin novembre 1999 la puissante Organisation Mondiale du Commerce (OMC ou WTO, World Trade Organization) se réunissait pour une conférence qui devait être la plus importante depuis sa création. Tout devait bien se passer. La ville et le associations militantes s'étaient mises d'accord pour que tout se passe dans le calme. Les manifestants n'avaient pas recours à la violence en échange de quoi la police ne procédait à aucune arrestation. Malheureusement des groupes extrémistes ont profité de la brèche pour provoquer des émeutes.

C'est volontairement que je choisis des photos de l'actualité que je croise avec des photos du film, car c'est le procédé qu'a choisi Stuart Townsend. C'est plutôt bien fait. Nous sommes dans une fiction mais la synthèse est plutôt réussie, nous n'avons pas l'impression d'être dans un documentaire.

Le film est je dirais maladroitement didactique, car mis à part l'aspect informatif, l'ensemble est très conventionnel quand il n'est pas lourd. Certes Stuart Townsend a fait attention à ne pas peindre de gentils militants et de méchants policiers, ceci dit les caractères des personnages sont très caricaturés, et c'est la fonction de nuance qui devient le discours lui-même, comme si on vous disait : "vous voyez ce n'est pas simple, regardez bien ! je vous avez bien dit, l'homme n'est ni blanc ni noir, vous avez bien vu ou il faut que je vous remontre". La nuance tient donc de procédé. La journaliste qui devient militante c'est vraiment très lourd et pas crédible du tout, mais voilà il y a de bons journalistes, le journaliste n'est pas seulement ce robot sans âme en quête de scoops.


J'ai particulièrement apprécié l'actrice Michelle Rodriguez. Elle apportait de la fraîcheur. Elle est très belle. J'aime beaucoup son jeu. Elle parvenait à restituer les difficultés qu'un militant peut rencontrer dans l'engagement. Pourquoi s'engage-t-on ? Est-ce pour une cause ?  Pour réparer une blessure ? Son regard est pénétrant, elle donne l'impression de vous fusiller. Cette manière d'être toujours sur la défensive signale une blessure, et dans le même temps elle semble avoir un tempérament très solide. Michelle Rodriguez s'est fait connaître par la série américaine Lost (même si j'ai peu de temps pour regarder ce type de série je suis plutôt fan, en particulier des Experts à Las Vegas ou du Commissaire Maigret, nous y reviendrons un autre jour).
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Lundi 5 mai 2008
J'ai visionné hier soir un film d'Eytan Fox : Yossi et Jagger. Quand je découvre un réalisateur j'aime ensuite me passer en vidéo sa filmographie.  Même si je les connais déjà, regarder d'anciens films à la lumière du dernier se révèle souvent très instructif. La poétique, les refrains, le rythme deviennent de plus en plus clairs.

J'ai été touché par cet opus même si à priori je ne suis pas fan des films identitaires, je préfère les histoires  qui s'intègrent dans un monde contemporain que je connais. Les films omnubilés par une problématique me fatiguent. Pour le dire clairement je préfère des films où il y a des homosexuels (terme très inconvenant mais je n'en ai pas d'autres) que des films sur l'homosexualité. Eytan Fox fait-il un cinéma militant ? Je n'en suis pas certain à moins que vivre tel que l'on est soit militant. Je ne pense pas.

Ici l'histoire d'amour entre deux jeunes officiers prend place dans la vie d'une caserne où chacun vit la tension des déchirements d'un conflit. J'imagine bien cette histoire aujourd'hui. Dans la société israëlienne contemporaine, beaucoup plus moderne que les clichés médiatiques, cette love-story est crédible. Même si une Gay Pride est difficile à Jérusalem, la question se pose quand même, dans une ville où certaines minorités ont facilement le micro, mais où les jeunes, s'ils sont israéliens, peuvent vivre leur vie sans encombre, et parfois mieux que chez nous en France.

Je vous propose de lire quelques articiles éclairants sur le réaliateur Eytan Fox :

-
un intervieuw dans le monde où le réalisateur se voit comme l'Almodovar israélien.
- une fiche d'Allociné, site très pratique où je puise mes informations.
-
une note que j 'ai écrite au sujet de son film : The Bubble
- une note à propos de The Bubble sur le blog d'un ami : Le Combat de Jacob








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Dimanche 4 mai 2008

Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d'armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu'il utilise pour s'échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l'améliorer et de l'utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents.

On pourra dire ce que l'on veut de ces films débiles je me suis quand même bien amusé et pendant le temps d'une projection j'ai oublié mes soucis.

Le super héros est ici un peu nouveau. Ce n'est pour une fois pas un gendre ou un fils idéal. Il a plutôt une tête de junkie. Il aime faire la fête, c'est un grand enfant. Une fois qu'il est héros il le revendique. Tout le monde le sait. Il n'y a pas de mystère sur son identité. C'est plutôt drôle.

Rassurez-vous, à part cela, les méchants sont hyper méchants, les gentils, en plus de sauver le monde, se sauvent eux-mêmes a. Il y a des scènes d'amour, des effets spéciaux bien lourds, et un spot publicitaire pour la nouvelle Audi.

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Dimanche 4 mai 2008

Rec

Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.
Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n'imagine pas à quel point !

J 'ai eu très peur. Quand je suis sorti de la salle je n'étais absolument pas rassuré. Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois que je vais voir un film d'horreur j'ai l'impression qu'en sortant de la salle les portes me resistent. Il faut toujours que je scrutte derrière moi, on ne sait jamais. 

J'aime beaucoup ce parti de tenir la caméra à l'épaule. On a l'impression d'y être, d'être le caméraman.  En plus l'effet de réel est optimum. L'histoire est rendue crédible.

J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de films d'horreur qui traitent le phobie de la contamination. Serait-ce une peur de notre temps ? Je le pense. Chaque personne devient suspecte. Il est troublant d'observer ce fils à maman, homo, complètement égoïste et xénophobe qui n'a une seule idée en tête : se protéger des autres. Il faut à tout prix savoir qui est la source de la "mort" comme si la source d'une maladie était ausssi la source du "mal". N'importe quoi. Mais bon, c'est intéressant d'observer comment le réalisateur voit le monde.

Je me suis laissé avoir par ce film. J'ai bondi plusieurs fois. Malgré une vision pessimiste du monde le film est convaincant.
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