AOUT
2. Wall.E +++
3. Gomorra ++
JUILLET
JUIN
1. Valse avec Bachir ++++
2. JCVD
+++
3. Speed Racer +++
MAI
1. Un Conte de Noël ++++
2. Indiana Jones +++
3 . Rec
+++
AVRIL
1. Désengagement ++++
2. Passe Passe ++
3. Mongol +
MARS
1. L'heure d'été ++++
2. There will be blood ++++
3. J'ai toujours rêvé d'être un gangster ++
FEVRIER
1. Cloverfield ++++
2. Les Liens du sang +++
3. Rambo +++
JANVIER
1. Death sentence ++++
2. No country for old men ++++
3. Sweeny Todd +++
DECEMBRE
1. La nuit nous appartient +++
2. I'm not there +++
3. Elisabeth II
++
Bientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.



Voici un film qu'il me semble important d'aller voir. Dans la salle, vers la fin du film, il y avait un silence très impressionnant ; les pop-corn, les
blondasses, les amoureux, les portables s'étaient tus. Valse avec Bachir donne à voir comment de jeunes soldats vivent après avoir été contraint de tuer.
chrétien qui était opposé aux forces de Yasser Arafat au
Liban et de ce fait pouvait apparaître comme un allié pour Israël. Si j'ai bien compris, le film tente de montrer (et non démontrer) que les partisans sont à l'origine du massacre de Sabra et
Chatila. Israël se pose beaucoup de questions sur son passé. Les historiens s'interrogent. Le pays sort d'une vision de l'histoire comme légende fondatrice pour l'appréhender de manière plus
dialectique. De là à dire que le film s'interroge, je ne pense pas. Les israëliens auraient compris qu'un massacre allait se perpétrer et ils se seraient contentés d'observer, voire de permettre
aux phalangistes d'exécuter leur vengeance sans encombre.
Parce que
le passé est trop lourd, parce que la culpabilité est à ce point pesante qu'elle force la mémoire à se dérober, l'esthétique prend le relais. Si on ne peut dire les choses, on peut écouter l'autre
en parler, un dialogue se forme, la mémoire revient. Le film est un long dialogue entre des quadras qui étaient ensemble à Beyrouth en 1982. Chacun exprime son traumatisme à sa matière. Le dessin,
la musique, les silences font le reste. Je n'aime pas le dessin-animé, mais j'ai aimé le traitement d'Ari Folman car il permet de la pudeur et parfois la possibilité d'aller très loin dans la
description là où l'image serait insoutenable.
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