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Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

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Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Mardi 1 juillet 2008
Voici un film qu'il me semble important d'aller voir. Dans la salle, vers la fin du film, il y avait un silence très impressionnant ; les pop-corn, les blondasses, les amoureux, les portables s'étaient tus. Valse avec Bachir donne à voir comment de jeunes soldats vivent après avoir été contraint de tuer.
Il y a de multiples intérêts à voir ce film. Je ne pense pas que l'on puisse dire qu'il s'agit que de cinéma car il est très rare qu'un film réussisse cette alchimie impossible entre politique et esthétique.



Géopolitique


Le titre et l'affiche indiquent qu'il sera question de
Gemayel Bachir, le célèbre phalangiste dont l'assassinat en 1982 avait provoqué les massacres de Sabra et Chatila. Bachir était un chrétien qui était opposé aux forces de Yasser Arafat au Liban et de ce fait pouvait apparaître comme un allié pour Israël. Si j'ai bien compris, le film tente de montrer (et non démontrer) que les partisans sont à l'origine du massacre de Sabra et Chatila. Israël se pose beaucoup de questions sur son passé. Les historiens s'interrogent. Le pays sort d'une vision de l'histoire comme légende fondatrice pour l'appréhender de manière plus dialectique. De là à dire que le film s'interroge, je ne pense pas. Les israëliens auraient compris qu'un massacre allait se perpétrer et ils se seraient contentés d'observer, voire de permettre aux phalangistes d'exécuter leur vengeance sans encombre.

Raconter l'histoire est un véritable défi. Quand j'étais en Israël j'ai entendu de multiples versions de cet épisode. Existe-t-il une version universelle de l'histoire ? J'aimerais croire que c'est cela qu'essaie Ari Folman.



Esthétique

Parce que le passé est trop lourd, parce que la culpabilité est à ce point pesante qu'elle force la mémoire à se dérober, l'esthétique prend le relais. Si on ne peut dire les choses, on peut écouter l'autre en parler, un dialogue se forme, la mémoire revient. Le film est un long dialogue entre des quadras qui étaient ensemble à Beyrouth en 1982. Chacun exprime son traumatisme à sa matière. Le dessin, la musique, les silences font le reste. Je n'aime pas le dessin-animé, mais j'ai aimé le traitement d'Ari Folman car il permet de la pudeur et parfois la possibilité d'aller très loin dans la description là où l'image serait insoutenable.




Je vous encourage vivement à aller voir ce film qui est d'une qualité bien supérieure à ce qui se fait sur le sujet habituellement. Le lyrisme n'y est pas apitoiement. J'espère avoir le temps prochainement d'approfondir le sujet et le débat : quelle histoire pour Beyrouth ?
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