AOUT
2. Wall.E +++
3. Gomorra ++
JUILLET
JUIN
1. Valse avec Bachir ++++
2. JCVD
+++
3. Speed Racer +++
MAI
1. Un Conte de Noël ++++
2. Indiana Jones +++
3 . Rec
+++
AVRIL
1. Désengagement ++++
2. Passe Passe ++
3. Mongol +
MARS
1. L'heure d'été ++++
2. There will be blood ++++
3. J'ai toujours rêvé d'être un gangster ++
FEVRIER
1. Cloverfield ++++
2. Les Liens du sang +++
3. Rambo +++
JANVIER
1. Death sentence ++++
2. No country for old men ++++
3. Sweeny Todd +++
DECEMBRE
1. La nuit nous appartient +++
2. I'm not there +++
3. Elisabeth II
++
Bientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.



Hier soir avait lieu à Lille devant les marches de l'opéra le déroulement d'un ruban de photophores à l'intention des personnes touchées par le Sida. L'événement était d'une rare intensité pour
ceux qui y participaient. J'ai vu beaucoup de personnes pleurer, et parmi eux des très jeunes. Qui n'a pas dans son entourage une personne touchée par la maladie ou malheureusement décédée ? Qui
n'a pas dans son entourage une personne marquée par une maladie incurable ?
La présence des soeurs de la perpétuelle indulgence m'a particulièrement marqué. Elles étaient là pour ajouter à cet instant de recueillement une touche burlesque, intense, décalée. Cela
m'a retourné d'avoir eu l'occasion de discuter avec l'une d'entre elles.

Allez voir leur site car je parlerai forcemment maladroitement d'elles. J'ai mis cette photo faute de n'avoir par trouvé le moyen de mettre celle qui était dans la Voix du Nord de samedi 1
décembre (journée mondiale de lutte contre le sida) et qui est à mon sens très belle. On y voit une religieuse à genoux devant un photophore.
Oublions ce carême interminable de nietzschéens staliniens, maoïstes ou khomeynistes, de linguistiques et sémioticiens dynamiteurs du langage, de théoriciens du roman
exsangue et voyeur. Tous comptaient comme allant de soi sur un public éduqué à la chose écrite, même lorsqu'ils sciaient la branche d'où ce public tirait sa sève. De ce désastre écologique, il
reste tout de même, outre une littérature défoliée, une écume grise et nombreuse de sciences humaines, les méfaits du pédagogisme dans l'Education nationale et les lampions faussement festifs
d'un kitsch culture qui osera un jour se réclamer de Rimbaud. p. 11

Je n'ai pas le loisir d'exposer comment le rhétoricien voit dans l'Horace de Corneille l'exposé d'une diplomatie qui cherche à prendre en compte "l'amour" au-dessus de la raison d'état,
explicitant ainsi la chute de Rome, toujours est-il que l'ouvrage répond à des problématiques contemporaines et font du discours de Marc Fumaroli une parole incarnée à la fois
dans la littérature et dans la politque. Certes Marc Fumaroli semble à contre courant des thèses des sémiologues d'aujourd'hui en qui je puise beaucoup, mais il est bon parfois de se reposer sur
une intelligence éclairée qui expose plus qu'elle ne déconstruit.
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