Rechercher

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Calendrier

Novembre 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

Derniers Commentaires

Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

julien-baete-2.jpg

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Jeudi 29 novembre 2007
Un père, Robert Duval, avait deux fils, Joaquin Phoenix et Mark wahlberg : voilà le motif de départ de "la nuit nous appartient". L'étrangeté du film réside dans le fait que malgré le côté attendu de chaque scène il y a une tension permante, une inquiétude, une angoisse, une catharsis donc. Pourquoi ? Ce qui fait peur ce n'est pas le suspens c'est le fait que l'on sait irrémédiablement ce qui va se passer, et c'est horrible, ce qui se passe est horrible, et nous le savions, nous le devinions.  Et quand bien même tout finit par arriver ce qui est aussi bousculé c'est notre attente éthique. J'ai changé d'avis sur mes représentations morales malgré tout. Je m'étais fait un avis sur telle ou telle attitude et le film m'a fait voir qu'un changement d'optique était possible. Serions-nous des êtres changeants ?

18748637-w434-h-q80.jpg

Les acteurs sont sublimes. L'acteur de droite est l'excellent  "Comode" de Gladiator. 

Grande réussite esthétique en dehors de nous raconter une belle histoire. Une réussite et une bonne soirée.

18795992-w434-h-q80.jpg
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mercredi 28 novembre 2007
L'écriture de Claudel est probablement l'une des plus totales, à la fois musique et rupture, cosmos et tombe, période et impulsion... Il est difficile de rester insensible à ces phrases qui ne cessent de parler au coeur directement. 

prie.jpgMais aujourd'hui il n'y a pas moyen d'être plus serré à Vous que je ne le suis et j'ai beau vérifier chacun de mes membres, il n'y en a plus un seul qui de Vous soit capable de s'écarter si peu. Et c'est vrai que je suis attaché à la croix, mais la croix où je suis n'est plus attaché à rien. Elle flotte sur la mer. Le Soulier de Satin, Paul Claudel.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Dimanche 25 novembre 2007

Je vous invite à parcourir le site de mon frère Julien, artiste : http://julienbaete.free.fr/galerie.htm

Voici le tableau que je préfère, "Le Concert dans l'oeuf" :

collection-privee-medium.jpg

Le tableau est en réalité très grand. Il est la réinterprétation d'une oeuvre de Jérôme Bosch qui est au Palais des Beaux Arts de Lille :

bosch-cdo.jpg

Julien est en ce moment en voyage d'étude au Japon. Il nous reviendra mi-décembre.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (1)   
Samedi 24 novembre 2007
Les 11èmes semaines de philosophie se terminent déjà.  Que de moments forts cette année, dans un amphi, dans un bar, dans un théâtre, nous nous sommes assis par terre ou dans de larges fauteuils en cuir et nous avons écouté des maîtres, nous avons discuté, nous avons réfuté.

Aujourd'hui, Eric MARTY présentait  l'édition du Discours amoureux de Roland Barthes, édition plus complète des fragments.  Le sujet était à la fois  sérieux, difficile, passionnant, et accessible.

J'ai retenu quelques réflexions autour de ce que dit l'amoureux quand il parle. L'amoureux est un sujet fragile, qui ne comprend pas son époque, qui est hors de son époque. L'amoureux ne possède pas de discours, il bégaie. L'amoureux est bête.  Quand l'amour s'arrête l'amoureux ne comprend pas car l'amour n'a  en réalité aucune explication, aucun début réel, aucune fin réelle. L'amoureux ne peut pas construire un récit, il ne peut faire appel qu'aux figures. L'amoureux est entièrement dans le "je" et le "tu". Le "il" lui est complètement inaccessible.

Quand l'amoureux ne l'est plus il se lance corps et âme dans le monde à la conquête de ce dernier, comme voulant rattraper le temps où il n'était pas au monde. 

EXP-ROLANDBARTHES.jpg

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 23 novembre 2007
LE COLLOQUE SENTIMENTAL

"Dans le
vieux parc solitaire et glacé,
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux spectres ont évoqué le passé.

- Te souvient-il de notre extase et glacé,
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?

- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois-tu mon âme en rêve ? -Non.

- Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignons nos bouches ! - C'est possible.

- Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles. " 

Paul Verlaine

L'amour n'est pas éternel qui meurt dans les discours. Les mots sont les dernières balles qui exécutent l'idée que nous avions. Oui il s'agit de ne plus aimer et de tuer jusqu'aux souvenirs, de désacraliser à la pelle. Où est la raison de leur rupture ? Il n'y en a pas. Seule subsiste cette ironie glacée : il y a un colloque sentimental.

verlaineaufrancois1er.gif
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Jeudi 22 novembre 2007
Ceux qui me connaissent savent que je suis un éternel romantique. Cette après-midi, entre deux cours, j'ai rêvé tout seul, dans un bain de lumière et dans une capsule de la grande roue de Lille. C'était merveilleux de voir la ville, dans ses multiples détails, dans une espèce de silence détaché. Lors du premier tour j'ai eu un peu peur, et aussi un peu froid, mais je me suis laissé emporté...

galerie-membre-france-lille-grande-roue-lille.jpg

Cette photo de nuit a gagné un concours de photographie.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mercredi 21 novembre 2007

Le 30 novembre à 19 heures aura lieu sur les marches de l'opéra de Lille l'illumination du ruban de la solidarité et de l'espoir.

ruban-rouge.jpg
Je vous convie tous à y participer. 

En quoi ça consiste ? Depuis quelques semaines un groupe du collectif a mis en place des ateliers où les personnes qui le désirent, le plus souvent séropositives, ont dessiné des vitraux qui ont pris place sur des photophores rouges. Dans chaque photophore  il y a une bougie qui sera allumée le 30 novembre au soir . L'ensemble des photophores dessine un ruban. Autour de cette manifestation conviviale et artistique il y aura des animations, des spectacles de rue. 

C'est aussi l'occasion de se rappeler qu'il ne faut pas baisser la vigilence face au sida car ce dernier développe des résistances de plus en plus fortes et inattendues. En parler et être dans une attitude de non jugement sont le meilleur moyen de faire face. Banaliser est mortel.

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Dimanche 18 novembre 2007

Avec de copins et des copines samedi après midi nous avons contremanifesté devant un rassemblement de prière "sos tout petit". C'est un groupe de catholiques, qui n'ont de catholique que le nom, et qui militent pour l'abolition du droit à l'avortement. Par divers moyens légaux ou illégaux ils parviennent parfois à leur fin.

Samedi après-midi devant le planing famillial nous nous sommes bien amusés en chantant des refrains paillards, en reprenant des slongans du type : "les voi[es] de Dieu sont impénétrables pas les nôtres". Nous étions facilement deux cent.

Le groupe "sos tout petit" qui se dit catholique n'est pas moins rattaché à l'extrême droite, se ballade avec des pantalons genre "gi", et passe de temps en temps à l'action en se faisant un "pd" ou un "immigré". Quand ils prient devant une statue de la vierge cela m'agresse car ils insultent doublement l'humanité. 

J'ai toujours considéré qu'un rattachement au front national pour un catholique était un acte d'apostasie au sens où renoncer à la communauté des baptisés c'est renoncer à son baptème.

Ce matin il y avait un article de la voix du nord qui présentait le groupe "sos tout petits" comme des victimes. Ils sont peut-être arrivés à leur fin.

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 16 novembre 2007
And16.jpg

Rien qu'à voir cette photo on peut avoir dans l'idée qu'il s'agit d'une interprétation de Racine, et ces pleurs pourraient nous indiquer qu'il s'agit d'Andromaque. Et oui ! Gagné. 

Pyrrhus dit à Andromaque : 
"il faut désormais que mon coeur,
S'il n'aime avec transport, haïsse avec fureur."


"L'équivalence de l'amour et de la haine, nés sans cesse l'un de l'autre, cet axiome qui est la négation même du dévouement chevaleresque, est au centre de la psychologie racinienne de l'amour". Paul Bénichou, Morale du grand siècle, 1948

L'amour et la haine inséparables. L'amour se transforme en haine quand il ne peut plus vivre. Deux sentiments furieux qui ne s'éteignent jamais, au mieux s'échangent. L'enfer c'est l'indifférence.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 16 novembre 2007
ALeqM5iI1izZyYPR7Tdh-OEwKZtseect5w.jpg

Je tenterai de ne faire aucun commentaire au sujet de cette photo. Je ne peux pas la regarder sans nostalgie car je suis un garçon qui se laisse facilement bercer par les images du passé. Un rien mélancolique et romantique. Il y a là Jean-Louis Debré qui semble nous demander de nos taire, donc pas de polémiques.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 16 novembre 2007

"Si nos processus de pensée étaient moins pressants, moins crus, moins hypnotiques, nos déceptions constantes, la masse grise de la nausée nichée au coeur de l'être, nous désempareraient moins. Les effondrements mentaux, les fuites pathologiques dans l'irréalité, l'inertie du cerveau malade peuvent, au fond, être une tactique contre la déception, contre l'acide de l'espoir frustré. Les corrélations manquées entre pensée et réalisation, entre le conçu et les réalités de l'expérience, sont telles que nous ne saurions vivre sans espoir. 'Espérer contre tout espoir' est une formulation forte, mais en définitive accablante de la brunissure que la pensée jette sur la conséquence" George Steiner

2226155627.jpg

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Jeudi 15 novembre 2007

J'ai aimé à la manière d'Aragon, totalement, sans frein, de manière épuisante,effondrante,violente,  j'ai aimé dix ans pour ne plus savoir comment aimer, j'ai tout épuisé, lui, moi, j'ai cherché pourtant, j'ai cherché à rattraper mes impuissances, mes lourdeurs, sans y aller pourtant où il faudrait que nous allions.

Mon Dieu jusqu'au dernier moment
Avec ce coeur débile et blême
Quand on est l'ombre de soi-même
Comment se pourrait-il comment
Comment se pourrait-il qu'on aime
Ou comment nommer ce tourment

[...]

Je suis né vraiment de ta lèvre
Ma vie est à partir de toi

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Jeudi 15 novembre 2007
Je passe du temps ces jours-ci avec ce poème d'Aragon :

Je traîne après moi trop d'échecs et de mécomptes
J'ai la méchanceté d'un homme qui se noie
Toute l'amertume de la mer me remonte
Il me faut me prouver toujours je ne sais quoi
Et tant pis qui j'écrase et tant pis qui je broie
Il me faut prendre ma revanche sur la honte

Ne puis-je donner de la douleur Tourmenter
N'ai-je pas à mon tour le droit d'être féroce
N'ai-je pas à mon tour droit à la cruauté
Ah faire mal pareil aux brisures de l'os
Ne puis-je avoir sur autrui ce pouvoir atroce
N'ai-je pas assez souffert assez sangloté

Je suis le prisonnier des choses interdites
Le fait qu'elles le soient me jette à leur marais
Toute ma liberté quand je vois ses limites
Tient à ce pas de plus qui la démontrerait
Et c'est comme à la guerre il faut que je sois prêt
D'aller où le défi de l'ennemi invite

Toute idée a besoin pour moi d'un contrepied
Je ne puis supporter les vérités admises
Je remets l'évidence elle-même en chantier
Je refuse midi quand il sonne à l'église
Et si j'entends en lui des paroles apprises
Je déchire mon coeur de mes mains sans pitié

[...]

Inexorablement je porte mon passé
Ce que je fus demeure à jamais mon partage

[...]

arton8.jpg
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Lundi 12 novembre 2007
Après un week-end surchargé, après de multiples rencontres très fortes, des échanges très rîches, après des nuits d'îvresse, la beauté surnaturelle d'un cheval au piaffer me repose, adoucit d'emblée ma journée, motive mes envies de faire les choses lentement et efficacement.

-MG-7651.jpg

Il y a de la perfection, surtout dans l'attitude de la tête, parfaite, cette idée de puissance, de mobilité, d'équilibre, d'harmonie.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 9 novembre 2007
J'ai passé une très belle soirée au Palais des Beaux Arts dans le cadre de citéphilo. 
arton77-copie-1.jpg
Le cadre est merveilleux. Le site prête à la rêverie, à la flanerie, à la méditation, à la curiosité, aux échanges. Laurent Joffrin, directeur de Libération et Robert Maggiori, philosophe, journaliste, responsable de la rubrique philosophie du journal, étaient les invités. 

La conférence avait lieu dans l'auditorium, et dans des sièges confortables en cuir... 

La problématique tournait autour du temps : temps des philosophes et temps des journalistes. Si le temps des philosophes est linéaire, celui des journistes est composé d'un ensemble de points. Si le philosophe se dit que tout peut arriver, le journaliste anticipe, lit les signes des temps pour comprendre le futur. Le point de vue des philosophes m'a beaucoup rassuré, car cette vision d'un déterminisme historique m'angoisse. Je n'aime pas me dire que la société va dans tel sens et qu'il risque d'arriver telle chose, j'aime me dire que tout est ouvert.

Il était aussi question de la fabrication artisanale du journal et du laboratoire analytique du philosophe. Le philosophe a sans cesse ouvert devant lui tous les livres du monde.

Ce soir il y a la scéance inaugurale à 19 h 30. Après il est toujours temps d'aller boire un verre au bar citoyen ou à l'Ecart.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 2 novembre 2007

Le supplément littéraire Des Livres du Monde a cet avantage de faire le tour d'un sujet à travers quelques publications. Cette semaine il est question de la Shoah. 

Même si les génocides ont rarement le droit à une publicité, même si les occurences d'Auschwits dans le New York Times ne font pas florés durant la seconde guerre mondiale, le monde de l'édition croule de titres et les lecteurs achètent abondemment. Il serait intéressant de s'interroger sur ce phénomène. Il ne me laisse pas insensible. D'où me vient que je ne peux échapper à des questions du type : pourquoi ?  l'impudique comment ? qu'aurais-je fait ?

La shoah est problement le phénomène le plus important du vingtième siècle.  Cette destruction industrielle de l'humanité interroge quand elle ne finit pas par devenir un mythe fondateur, un topos, une structure inévitable de la pensée. Peut-on penser après Auschwitz ? La shoah, réplique implacable du dialogue entre l'homme et Dieu quand celui-ci se fait silence...

Je retiens dans le dossier la ressension d'un récit du père Patrick Desbois : Porteur de mémoires, un prêtre révèle shoah par balles. Quand les jeunes hommes et les jeunes femmes tassaient les cadavres en courant dans les fosses pour qu'une couche de victimes puisse être ajoutée. En ukraine on enrolait les jeunes afin qu'ils deviennent "transporteurs", "creuseurs".

Parmi les questions fondamentales que nous pose la Shoah : y a-t-il des victimes ? y a-t-il des coupables ?

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus