
Les acteurs sont sublimes. L'acteur de droite est l'excellent "Comode" de Gladiator.
Grande réussite esthétique en dehors de nous raconter une belle histoire. Une réussite et une bonne soirée.
JUILLET
JUIN
1. Valse avec Bachir ++++
2. JCVD
+++
3. Speed Racer +++
MAI
1. Un Conte de Noël ++++
2. Indiana Jones +++
3 . Rec
+++
AVRIL
1. Désengagement ++++
2. Passe Passe ++
3. Mongol +
MARS
1. L'heure d'été ++++
2. There will be blood ++++
3. J'ai toujours rêvé d'être un gangster ++
FEVRIER
1. Cloverfield ++++
2. Les Liens du sang +++
3. Rambo +++
JANVIER
1. Death sentence ++++
2. No country for old men ++++
3. Sweeny Todd +++
DECEMBRE
1. La nuit nous appartient +++
2. I'm not there +++
3. Elisabeth II
++
Bientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.




Mais aujourd'hui il n'y a pas moyen d'être plus serré à Vous que je ne le
suis et j'ai beau vérifier chacun de mes membres, il n'y en a plus un seul qui de Vous soit capable de s'écarter si peu. Et c'est vrai que je suis attaché à la croix, mais la croix où je suis n'est
plus attaché à rien. Elle flotte sur la mer. Le Soulier de Satin, Paul Claudel.
Je vous invite à parcourir le site de mon frère Julien, artiste : http://julienbaete.free.fr/galerie.htm
Voici le tableau que je préfère, "Le Concert dans l'oeuf" :

Le tableau est en réalité très grand. Il est la réinterprétation d'une oeuvre de Jérôme Bosch qui est au Palais des Beaux Arts de Lille :

Le 30 novembre à 19 heures aura lieu sur les marches de l'opéra de Lille l'illumination du ruban de la solidarité et de l'espoir.

Je vous convie tous à y participer.
En quoi ça consiste ? Depuis quelques semaines un groupe du collectif a mis en place des ateliers où les personnes qui le désirent, le plus souvent séropositives, ont dessiné des vitraux qui ont
pris place sur des photophores rouges. Dans chaque photophore il y a une bougie qui sera allumée le 30 novembre au soir . L'ensemble des photophores dessine un ruban. Autour de cette
manifestation conviviale et artistique il y aura des animations, des spectacles de rue.
C'est aussi l'occasion de se rappeler qu'il ne faut pas baisser la vigilence face au sida car ce dernier développe des résistances de plus en plus fortes et inattendues. En parler et être dans
une attitude de non jugement sont le meilleur moyen de faire face. Banaliser est mortel.
Avec de copins et des copines samedi après midi nous avons contremanifesté devant un rassemblement de prière "sos tout petit". C'est un groupe de catholiques, qui n'ont de catholique que le nom,
et qui militent pour l'abolition du droit à l'avortement. Par divers moyens légaux ou illégaux ils parviennent parfois à leur fin.
Samedi après-midi devant le planing famillial nous nous sommes bien amusés en chantant des refrains paillards, en reprenant des slongans du type : "les voi[es] de Dieu sont impénétrables pas les
nôtres". Nous étions facilement deux cent.
Le groupe "sos tout petit" qui se dit catholique n'est pas moins rattaché à l'extrême droite, se ballade avec des pantalons genre "gi", et passe de temps en temps à l'action en se faisant un "pd"
ou un "immigré". Quand ils prient devant une statue de la vierge cela m'agresse car ils insultent doublement l'humanité.
J'ai toujours considéré qu'un rattachement au front national pour un catholique était un acte d'apostasie au sens où renoncer à la communauté des baptisés c'est renoncer à son baptème.
Ce matin il y avait un article de la voix du nord qui présentait le groupe "sos tout petits" comme des victimes. Ils sont peut-être arrivés à leur fin.


"Si nos processus de pensée étaient moins pressants, moins crus, moins hypnotiques, nos déceptions constantes, la masse grise de la nausée nichée au coeur de l'être, nous désempareraient moins.
Les effondrements mentaux, les fuites pathologiques dans l'irréalité, l'inertie du cerveau malade peuvent, au fond, être une tactique contre la déception, contre l'acide de l'espoir frustré. Les
corrélations manquées entre pensée et réalisation, entre le conçu et les réalités de l'expérience, sont telles que nous ne saurions vivre sans espoir. 'Espérer contre tout espoir' est une formulation forte, mais en définitive accablante de la brunissure que la
pensée jette sur la conséquence" George Steiner
J'ai aimé à la manière d'Aragon, totalement, sans frein, de manière épuisante,effondrante,violente, j'ai aimé dix ans pour ne plus savoir comment aimer, j'ai tout épuisé, lui, moi,
j'ai cherché pourtant, j'ai cherché à rattraper mes impuissances, mes lourdeurs, sans y aller pourtant où il faudrait que nous allions.
Mon Dieu jusqu'au dernier moment
Avec ce coeur débile et blême
Quand on est l'ombre de soi-même
Comment se pourrait-il comment
Comment se pourrait-il qu'on aime
Ou comment nommer ce tourment
[...]
Je suis né vraiment de ta lèvre
Ma vie est à partir de toi


Le supplément littéraire Des Livres du Monde a cet avantage de faire le tour d'un sujet à travers quelques
publications. Cette semaine il est question de la Shoah.
Même si les génocides ont rarement le droit à une publicité, même si les occurences d'Auschwits dans le New York Times ne font pas florés durant la seconde guerre mondiale, le monde
de l'édition croule de titres et les lecteurs achètent abondemment. Il serait intéressant de s'interroger sur ce phénomène. Il ne me laisse pas insensible. D'où me vient que je ne peux échapper à
des questions du type : pourquoi ? l'impudique comment ? qu'aurais-je fait ?
La shoah est problement le phénomène le plus important du vingtième siècle. Cette destruction industrielle de l'humanité interroge quand elle ne finit pas par devenir un mythe
fondateur, un topos, une structure inévitable de la pensée. Peut-on penser après Auschwitz ? La shoah, réplique implacable du dialogue entre l'homme et Dieu quand celui-ci se fait silence...
Je retiens dans le dossier la ressension d'un récit du père Patrick Desbois : Porteur de mémoires, un prêtre révèle shoah par balles. Quand les jeunes hommes et les jeunes femmes
tassaient les cadavres en courant dans les fosses pour qu'une couche de victimes puisse être ajoutée. En ukraine on enrolait les jeunes afin qu'ils deviennent "transporteurs",
"creuseurs".
Parmi les questions fondamentales que nous pose la Shoah : y a-t-il des victimes ? y a-t-il des coupables ?
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