Le supplément littéraire Des Livres du Monde a cet avantage de faire le tour d'un sujet à travers quelques
publications. Cette semaine il est question de la Shoah.
Même si les génocides ont rarement le droit à une publicité, même si les occurences d'Auschwits dans le New York Times ne font pas florés durant la seconde guerre mondiale, le monde
de l'édition croule de titres et les lecteurs achètent abondemment. Il serait intéressant de s'interroger sur ce phénomène. Il ne me laisse pas insensible. D'où me vient que je ne peux échapper à
des questions du type : pourquoi ? l'impudique comment ? qu'aurais-je fait ?
La shoah est problement le phénomène le plus important du vingtième siècle. Cette destruction industrielle de l'humanité interroge quand elle ne finit pas par devenir un mythe
fondateur, un topos, une structure inévitable de la pensée. Peut-on penser après Auschwitz ? La shoah, réplique implacable du dialogue entre l'homme et Dieu quand celui-ci se fait silence...
Je retiens dans le dossier la ressension d'un récit du père Patrick Desbois : Porteur de mémoires, un prêtre révèle shoah par balles. Quand les jeunes hommes et les jeunes femmes
tassaient les cadavres en courant dans les fosses pour qu'une couche de victimes puisse être ajoutée. En ukraine on enrolait les jeunes afin qu'ils deviennent "transporteurs",
"creuseurs".
Parmi les questions fondamentales que nous pose la Shoah : y a-t-il des victimes ? y a-t-il des coupables ?







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