Vendredi 16 novembre 2007
Rien qu'à voir cette photo on peut avoir dans l'idée qu'il s'agit d'une interprétation de Racine, et ces pleurs pourraient nous indiquer qu'il s'agit
d'Andromaque. Et oui ! Gagné.
Pyrrhus dit à Andromaque :
"il faut désormais que mon coeur,
S'il n'aime avec transport, haïsse avec fureur."
"L'équivalence de l'amour et de la haine, nés sans cesse l'un de l'autre, cet axiome qui est
la négation même du dévouement chevaleresque, est au centre de la psychologie racinienne de l'amour". Paul Bénichou, Morale du grand siècle,
1948
L'amour et la haine inséparables. L'amour se transforme en haine quand il ne peut plus vivre. Deux sentiments furieux qui ne s'éteignent jamais, au mieux s'échangent. L'enfer c'est
l'indifférence.
Vendredi 16 novembre 2007
Je tenterai de ne faire aucun commentaire au sujet de cette photo. Je ne peux pas la regarder sans nostalgie car je suis un garçon qui se
laisse facilement bercer par les images du passé. Un rien mélancolique et romantique. Il y a là Jean-Louis Debré qui semble nous demander de nos taire, donc pas de polémiques.
Vendredi 16 novembre 2007
"Si nos processus de pensée étaient moins pressants, moins crus, moins hypnotiques, nos déceptions constantes, la masse grise de la nausée nichée au coeur de l'être, nous désempareraient moins.
Les effondrements mentaux, les fuites pathologiques dans l'irréalité, l'inertie du cerveau malade peuvent, au fond, être une tactique contre la déception, contre l'acide de l'espoir frustré. Les
corrélations manquées entre pensée et réalisation, entre le conçu et les réalités de l'expérience, sont telles que nous ne saurions vivre sans espoir. 'Espérer contre tout espoir' est une formulation forte, mais en définitive accablante de la brunissure que la
pensée jette sur la conséquence" George Steiner
Derniers Commentaires