Les romans dans lesquels le travail, la famille et la patrie ne sont pas des valeurs positives sont finalement rares. Nous suivons tout au long du récit Gohar
l'intellectuel raté, Arnada la prostituée, El Kordi l'employé licencié, Yéghen le dealer raté, et tout ce beau monde vit plus ou moins dans une certaine félicité. Il y a bien que Nour El Dine
policier en quête d'héroïsme, qui finalement, au bout du compte démissionnera car il n'y a pas de paix dans un système où chacun vit pour survivre.Albert Cossery écrivait très peu et il s'était donné comme méthode d'avoir à l'esprit de décourager ses lecteurs de travailler. Gohar vit dans une simple pièce et son seul bien et un tas de journaux qui lui servent de matelas. C'est lui qui a commis un meurtre mais il s'en moque totalement. Il ne connaît absolument pas la culpabilité. Albert Cossery nous décrit un monde où la culpabilité est absente. C'est décapant.









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