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Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

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Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Dimanche 22 juillet 2007
Le dimanche pour ne point rire,
Aux blés inutiles,
Aux cloches débiles,
Le dimanche pour ne point vivre.

La catastrophe des feuilles
Abondent ma table au seuil
De cette journée de silence,
Simple, unique, enfance,
Aux blés inutiles,
Aux cloches débiles.

Les feuilles ouvertes s'offrent.
Les villes dans les tours souffrent.
Le vagabond des instants
Des médiocres penchants
Relie le présent aux souffles interdits.
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Samedi 21 juillet 2007
J'ai eu la chance de voir ce film avec des amis israëliens. Nous avons discuté après le film. Notre conversation était passionnée. Nous avions le même point de vue au sujet de Tell Aviv. Je me souvenais d'une ville très ouverte où je me suis beaucoup amusé et où on ne ressent pas directement les implications de la guerre. Cependant le conflit finit toujours par vous attraper en pleine poire. J'ai été très sensible au film à bien des égards. Je me suis senti propulsé dans cette société que j'ai tant aimée. Cependant il y a beacoup de points de détails qui m'ont gêné. C'est pour cela que j'aimerais aborder mon point de vue en deux parties. Ce que j'ai aimé : l'immenses sensibilité des acteurs, la drôlerie de certaine scènes, l'ambiance des quartiers branchés. Quelques scènes était tout simplement belles, simples, sensuelles. Certaines scènes d'amour étaient finement abordées. Il y a avait de la legerté dans le film qui aidait à le rendre plus attractif. Ce que je n'ai pas aimé : la multiplication des problématiques abordées (les jeunes se moquent du conflit à Tell Aviv et ceux-ci sont finalement impliqués dans des associations de défence de la paix). On y aborde également la situation des palestiniens en territoires occupés, des arabes israëliens, des couples gays à Tell Aviv, de la vie gay dans les territoires ; tout cela mélée à des histoires d'amours sans envergure. Il a même été question des amours homosexuelles dans les camps de concentration. Chaque problématique pouvait donner lieu à un film à lui tout seul. Mes amis israëliens ont particulièrement aimés. Pour conclure, j'ai adoré ce film malgré de petites maladresses. Les garçons étaient très beaux, leur sentiment très honorable et très prôche d'une humanité qui me rassure. Il y a juste la fin qui m'a semblé un peu scabreuse, à la limite d'une parodie de Roméo et Juliette. Mais j'en ai déjà trop dit.
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Jeudi 19 juillet 2007
J'ai fait un rêve inédit cette nuit. J'ai rêvé que je lisais un poème de Verlaine. Je ne me souviens pas exactement du poème. Je pense que c'était un poème obsédant et qui donne le vertige :

Tournez, tournez bons chevaux de bois,
Tournez cent tours, tournez mille tours,
Tournez souvent et tournez toujours,
Tournez, tournez au son du hautbois.

Les alitérations, les assonances, le rythme, les anaphores, la multiplication de "cent" en "mille", le thème du manège, tout cela rassemblé invite au vertige.
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Mercredi 18 juillet 2007
Etoile suggère mon chemin !
Laisse deviner au loin,
Au-delà de mes démences,
Un caractère d'espérance.

Pourquoi avancer et frémir ?
Avancer pour ne point tomber,
Vils partenaires, vils déchets,
Où es-tu qui me fait frémir ?

-Je ne suis plus pour toi. Amant
D'un autre je suis attaché ;
Je fréquente les cabinets,
Avocats, huissiers, parents.
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Mardi 17 juillet 2007
Elle me fait pitié cette Eglise qui à jamais a choisi la souffrance comme mode d'expression, et le malheur comme voie de salut. Je regarde ma vie et inévitablement je ne peux faire autrement qu'observer ces temps de bonheur où Dieu n'était plus là. Être heureux ne peut se vivre que dans une ascèse sans Dieu. Un monde sans Dieu ça vaut toujours mieux ; sans ce discours décharné, jusqu'au boutiste, individualiste, comme voulant être un frein au désir et à la joie de l'homme.
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Samedi 14 juillet 2007

Un sondage récent paru dans le "Monde Diplomatique" du mois de juillet 2007 fait état des amitiés envers les communautés palestienne et israëlienne. Ce sondage a été effectué dans quarante pays différents.

Les statistiques à prendre avec les précautions d'usage, comme tout sondage, sont  très intéressantes.

 

Il semble montrer tout d'abord qu'un pourcentage relativement faible des populations dans le monde ne se sent pas concerné par le destin des peuples au Proche-Orient. Les trois-quarts de la population mondiale manifestent un intérêt pour cette région du monde. Cela est significatif à la fois de l'intérêt que suscite l'actualité mouvementée de la région, le lien qui relie beaucoup d'hommes et de femmes au destin d'une terre berceau de l'humanité, et enfin le parti pris des sociétés vis-à-vis de modèles de sociétés qui partagent l'humanité : un modèle libéral et occidental, face à un modèle religieux et oriental. Le schéma est évidemment très simplificateur.

 

Un nombre important d'hommes et de femmes se sentent davantages liées aux souffrances du peuple palestinien. Le pourcentage tend vers une moitié de l'humanité sondée !

 

Un tiers, ce qui n'est pas négligeable, se sent lié au destin d'Israël.

 

Ce qui porte davantage à interrogation c'est le faible pourcentage de 4 % qui rassemblent les personnes  éprouvant une amitié à la fois pour la Palestine et pour Israël. Serait-il impossible de ne pas prendre parti ? La position de nos dirigeants est la démonstration de ces clivages. La diplomatie mondiale qui ne cesse de se tourner vers le conflit en tentant de faire dialoguer les deux peuples a par avance choisi son parti. Pour s'en convaincre il suffit d'observer les réactions à la fois volontaristes et pragmatiques du président français Nicolas Sarkozy. Celui-ci a affiché son soutien à l'armée israëlienne qui a fait 1500 victimes civiles au Liban.  (Pour plus d'informations consultez le "Monde diplomatique" de juillet 2007).

Seulement 4 % de la population parvient à s'intéresser au conflit sans prendre parti. Pour se rendre compte à quel point le conflit peut partager les consciences je vous conseille le dernier livre de Marcel Dubois : Nostalgie d'Israël paru aux éditions du Cerf en 2006. Marcel Dubois, décédé le mois dernier en Israël, est un témoin particulièrement précieux des boulversements qu'a connu le pays ces cinquante dernières années. Dominicain, il s'est parfaitement intégré à la population de Jerusalem au point d'en devenir citoyen d'honneur. Il a enseigné la philosophie à l'université hébraïque de Jerusalem. Fils de saint Thomas d'Aquin il a enseigné les rudiments de la théologie à des étudiants fils du sionisme. Sa parole en Israël était très écoutée au point qu'on lui ait décerné le grand prix d'Israël, honneur très rare pour une personne non juive. Dans les dix dernières années de sa vie, ce grand intellectuel contemporain, n'a pas pu faire autrement face à la violence et aux souffrances des uns et des autres, d'écrire une sorte d'errata où il revient sur le destin d'Israël en modifiant sensiblement son point de vue. Marcel Dubois est le témoin de ces consciences partagées, trop rares à mon sens. 

Aujourd'hui je me pose cette question : est-ce faire preuve d'une bonne conscience de ne pas choisir son camp ? Le philosophe, le critique, voir l'étranger, doit-il porter un regard neutre ou engagé ?

 

 

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Vendredi 13 juillet 2007
Pour être dans la norme Le Monde se devait de publier durant l'été un supplément  littéraire consacré aux "homosexualités". Le supplément offre une double page de "fiches de lectures". Rien de très passionnant, car il s'agit de faire état d'une recherche qui n'en est qu'à ses balbutiements et qui est marquée par des idéologies. Vous ne trouverez donc pas le roman de l'été à emporter à la plage.

Il est vrai qu'il est encore difficile d'aborder le sujet de manière objective ou non engagée. Le sociologue Laud Humphreys remarque par exemple qu'un grand nombre de défenseurs de la vertu pratiquent régulièrement les pissotières. Il n'est pas nécessaire d'avoir recours à la psychanalyse pour découvrir la haine de soi derrière un telle façon de se punir. Selon le sociologue des pratiques sexuelles les discours idéologiques se parent souvent des oripeaux de la théologie, de la psychanalyse ou de l'anthropologie.

Il est regrettable que ce type de dossier donne une image biaisée de l'homosexualité, résumant celle-ci à ses pratiques sexuelles. Malgré le désaroi dans lequel vivent un grand nombre de personnes, la drague consiste souvent à retrouver l'âme soeur, l'amour d'une vie. Les pratiques décrites font  partie d'une histoire et ne sont pas la panacée. S'il était possible d'aller à la rencontre de l'amour de sa vie autrement qu'en se cachant de la société, il est certain que ça se ferait.
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Jeudi 12 juillet 2007
Kyrie Eleison ! Ombres fantasmées !
Sources, jeux enfantins, éclairs et nuées !
Libérez-vous horribles fers qui galopez !
Voici le jour vient dans l'ombre vous échappez.

Entendez-vous qu'il vaticine le lion
S'abreuvant des douces paroles du faon ?
Kyrie Eleison ! Ombres décharnées !
Sources de joies pour le juste, le roi lié.

Filtre du sain colloque baigne la rosée.
illustre moi les saints Paul, Georges, Irénée.
Calme la juste colère du cavalier.
kyrie Eleison pour ton nouveau né !

Pavoisez coeur artificiels et tendres.
kyrie Eleison ! Ombres en cendres.
Entre Roi de Gloire, lion que j'aimais
Ton faon mangé ne te cherchera jamais.


Jan Abbie
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Jeudi 12 juillet 2007
Dans l'empoignée d'un retour je succombe.
En quête de cartes et de jeux je tombe.
Les fleuves moribonds inondent mon monde
Car les neiges qui mon coeur liaient fondent.

Eponger le sang, éponger cette eau usée.
Tenir debout, et ne point s'alier.
Au fond des basses eaux, des marécages,
Voir un espoir, déceler les sabotages.

Pourquoi faut-il en vain interdire et luire ?
Fournir l'apocalyptique enjeu  de fuir ?
Car de ces jeux enfantins et surcitaires

Sortent les secrets, les lames suicidaires !
Parlons et inventons un secret nouveau
Inutile au fleuve lent et sot.


Jan Abbie
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Lundi 9 juillet 2007
"Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
[...] le tombeau [...] te dira :

"Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ?"
- Et le vers rongera ta peau comme un remords."

Charles Baudelaire, "Remords posthumes, Les Fleurs du mal, "Spleen et Idéal", XXXIII.

Il fut un âge adolescent où nous crûmes aux fleurs du bien. Vous y croyez, vous, aux fleurs du bien ? Comme s'il y avait un bien. Charles Baudelaire pour l'éternité renverse qohélet. Puisque tout est vanité, profitons du temps de la vie car après nous mourrons. C'est une métaphysique programmatique que nous propose Beaudelaire, à l'image de nombreux poètes.

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