Sommes nous la dernière génération à lire un livre à l'aide de cet outil que nous appelons... livre ? Avec l'émergence
du tout numérique assistons-nous à une révolution de l'édition ? Oui. Il y a une révolution dans l'air... L'article très instructif de Pierre Assouline daté du 29 juin en
témoigne.J'ai personnellement du mal à imaginer que l'ére du livre se trouve derrière nous. Il ne s'agit bien sûr pas de la disparition du récit, du roman, du recueil de poésie, mais il faut bien admettre que la transition entre le livre que l'on tient dans la main et le livre numérique que l'on tiendra aussi dans la main mais qui disparaîtra de notre maison une fois que nous l'aurons lu, n'est pas sans susciter des interrogations, des craintes, voire des peurs.
J'ai l'intuition que le livre ne disparaîtra pas. C'est un outil qui a fait ses preuves. Certes de nombreux ouvrages de l'antiquité ont disparu, mais n'est-ce pas justement par ce qu'ils n'étaient pas édité en grand nombre ? Le numérique supposera qu'il y a un livre source qui sera diffusé sans exister par ailleurs. Cela signifie que la chance qu'il disparaisse est plus importante si la source rencontrait un accident. Le livre numérique est un ersatz. Peut-on supposer qu'il rencontrera un public plus large car il sera plus facilement diffusé ? Je n'y crois pas un seul instant. On ne s'attache pas à du virtuel.
De plus il s'agirait de renoncer à l'aspect pitoresque des
rayons. En détenir deviendra un luxe. Le luxe de pouvoir regarder, humer, contempler des mètres d'histoires, de portraits qui fondent notre existence et deviennent une part de nous-mêmes. Ecrire
avec un crayon et lire un livre sont aujourd'hui devenus des plaisirs. Je ne dis pas qu'il faut s'éclairer à la bougie, je m'interroge simplement sur ce que le futur nous réserve, ce sur quoi il
faut réfléchir pour qu'un nouveau problème ne nous saute pas à la figure.








Julien lors d'une d'une exposition au musée
de Tourcoing en 2005

L'esthétique est explicitement celle de Rauschenberg (photo ci-contre). Le résultat est une







Je ne pensais pas passer un aussi bon moment. C'est un film très rare.
Mon Dieu ! Ames sensibles ne louez pas ce dvd. J'ai fermé les yeux pendant la
moitié du film. Je ne pensais pas que tout cela était possible. Des millionnaires achètent aux enchères des jeunes filles occidentales enlevées dans un pays de l'Est. Après avoir gagné une enchère
l'heureux lauréat a le droit (et le devoir d'ailleurs) de tuer sa jeune et belle victime. Il peut pour cela employer tous les moyens de son petit cerveau pervers : la déchiqueter, la manger toute
crue, la saigner... tout cela dans un univers morbide, glacial, sombre... J'ai hésité plusieurs fois à arrêter le film et quand ça s'est vraiment terminé je me suis servi une verveine
avec du miel. A présent je me demande si ces choses sont possibles.
J'ai été un peu déçu par ce film. Je n pensais pas qu'il y aurait un tel classicisme dans la réalisation. Dès le début le film est ennuyeux et ce n'est pas l'imitation
de Sylvie Testud qui change la donne, car sa petite voix est lancinante, monotomne, presque fatiguante, disons-le fatiguante. Nous sommes dans un simple documentaire qui parcourt à grands traits la
vie d'une écrivaine devenue pour notre génération un mythe.
Je suis donc sorti de la salle
avec l'impression d'avoir découvert quelques-uns des paradoxes de la vie de Françoise Sagan : modernité et vie bourgeoise, liberté et dépendances.
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