Rechercher

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Calendrier

Juin 2008
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

julien-baete-2.jpg

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Lundi 30 juin 2008
Sommes nous la dernière génération à lire un livre à l'aide de cet outil que nous appelons... livre ? Avec l'émergence du tout numérique assistons-nous à une révolution de l'édition ? Oui. Il y a une révolution dans l'air... L'article très instructif de Pierre Assouline daté du 29 juin en témoigne.

J'ai personnellement du mal à imaginer que l'ére du livre se trouve derrière nous. Il ne s'agit bien sûr pas de la disparition du récit, du roman, du recueil de poésie, mais il faut bien admettre que la transition entre le livre que l'on tient dans la main et le livre numérique que l'on tiendra aussi dans la main mais qui disparaîtra de notre maison une fois que nous l'aurons lu, n'est pas sans susciter des interrogations, des craintes, voire des peurs.

J'ai l'intuition que le livre ne disparaîtra pas. C'est un outil qui a fait ses preuves. Certes de nombreux ouvrages de l'antiquité ont disparu, mais n'est-ce pas justement par ce qu'ils n'étaient pas édité en grand nombre ? Le numérique supposera qu'il y a un livre source qui sera diffusé sans exister par ailleurs. Cela signifie que la chance qu'il disparaisse est plus importante si la source rencontrait un accident. Le livre numérique est un ersatz. Peut-on supposer qu'il rencontrera un public plus large car il sera plus facilement diffusé ? Je n'y crois pas un seul instant. On ne s'attache pas à du virtuel.

De plus il s'agirait de renoncer à l'aspect pitoresque des rayons. En détenir deviendra un luxe. Le luxe de pouvoir regarder, humer, contempler des mètres d'histoires, de portraits qui fondent notre existence et deviennent une part de nous-mêmes. Ecrire avec un crayon et lire un livre sont aujourd'hui devenus des plaisirs. Je ne dis pas qu'il faut s'éclairer à la bougie, je m'interroge simplement sur ce que le futur nous réserve, ce sur quoi il faut réfléchir pour qu'un nouveau problème ne nous saute pas à la figure.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Dimanche 29 juin 2008
Je voulais revenir ce soir sur ce magnifique livre de Cormac Mc Carthy : De si jolis chevaux. J'aimerais inaugurer avec ce roman une nouvelle catégorie d'articles qui consisterait à rassembler des trésors de la littérature en cueillant ici où là de belles phrases ou des mots peu courrants. J'ai déjà créé une page où j'ai collectionné mes citations préférées. Ici il s'agirait, en plus de phrases heureuses, de mots ou d'assemblages que l'on peut trouver que dans une oeuvre littéraire tant ils sont construits ou recherchés ou inspirés. On pourrait appeler cela "trésors de la littérature". Ce n'est pas un titre original mais il a le mérite d'être explicite. Si vous avez une autre idée...



Mots rares :

Burros : "Des hommes bruns et tannés avec des burros attachés trois ou quatre en flèche." p. 76. Je n'ai pas trouvé le sens de ce mot dans les dictionnaires que j'utilise fréquemment et en particulier dans
Lexilogos. Si vous en connaissez le sens je suis preneur.  Je suppose que c'est une race de chevaux.

Redan : "Les chevaux qui broutaient un peu plus loin sur un redan dressèrent la tête."
p. 72.

Satrape : "Un vieux détenu nanti vivait comme un satrape". p. 208. Je trouve ce mot particulièrement joli.



Phrases rares :

"Ici la réputation d'une femme est tout ce qu'elle possède." p. 216.

"Les cicatrices ont l'étrange pouvoir de nous rappeler que notre passé est réel." p. 154.

"Les noirs gradins des murs de la prison tombaient à n'en plus finir du haut de l'intense ciel cyanurique." p . 227

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Dimanche 29 juin 2008

Golf, Julien Baete, 2008, 175/220 cm


Julien lors d'une d'une exposition au musée de Tourcoing en 2005





recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 28 juin 2008
J'aime beaucoup cette oeuvre de Robert Rauschenberg : Bed, 1955. Ce lit n'en dit-il pas long sur notre vie la nuit ? Je trouve l'idée de représenter un lit ainsi très belle.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 28 juin 2008
Trop génial ce film ! Un régal d'une heure trente pendant lequel j'ai retrouvé mon coeur d'enfant, mes rêves, mes promesses... Non pas que les frères Wachowski aient faient un film pour enfants, loin de là, mais plutôt une performance tout en ironie et en métalangage sur les discours de notre monde.

Après la trilogie Matrix, Larry et Andy Wachowski étaient attendus, ils ont réussi à surprendre leur monde. Leur envie de départ était d'attirer les familles dans les salles. Le film n'arrête pas de flatter nos désirs, nos fantasmes, pour probablement dire autre chose en revendiquant l'absence total d'intérêt pour le récit. Les images explosives décalent l'attention du spectateur, le personnage est noyé dans un fleau de couleurs. 

L'esthétique est explicitement celle de Rauschenberg (photo ci-contre). Le résultat est une
 culture Pop'Art dans un imaginaire Manga et avec un graphisme psychédélique. Tout le budget du film est allé dans le numérique, chaque prise de vue étant retravaillé. Cela s'appelle, d'après ce que j'ai lu dans les Cahiers du cinéma, "le morphing".

Au cours du film on voit apparaître le magnifique Melvil Poupaud en journaliste sportif survolté.

Je ne vous ai pas parlé de l'histoire ce qui est finalement normal car elle est débile et sans intérêt ; c'est l'histoire d'une jeune champion de course automobile qui avec l'aide des siens vaincra ses propres démons.

Allez voir sans retenue aucune un des meilleurs films de cet été qu'on ne peut par ailleurs pas oublier tellement il est psychédélique...

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 27 juin 2008
J'ai été très touché par la lecture de ce livre. Je me suis régalé de chacune des pages. On reconnaît un grand écrivain à sa capacité d'écrire une langue. La langue  dans De si jolis chevaux est celle des road movies américains. Rien que les mots, leur syntaxe, nous emportent à l'ouest. Quand je lis une phrase de Cormac McCarthy je suis immédiatement dans le sable du désert, dans un ranch, à cheval, j'entends le vent entre les arbres.

Deux adolescents décident de quitter les leurs. Ils traversent le Texas et le Mexique à cheval. Le récit est très violent, très près de la réalité de nos vies quand nous sommes face à nous mêmes le soir. Avec John Grady Cole et Lacey Rawlings nous descendons aux enfers.


recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mercredi 25 juin 2008
Au fil des eaux les cailloux
Se chantent l'un l'autre,
Jouent les orchestres, applaudissent, font les choeurs,
Les herbes hautes sont les ponts
Les sables sont la terre
Et le vent, le vent dehors les creux.
Des poissons filent.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mardi 24 juin 2008
C'est tant si peu sans toi
C'est tant silence
C'est tant douleur
C'est tant partage
C'est tant si peu le bruit
Les objets tombent sans toi
La fumée dégringole
La musique ferme, anéantit, se courbe, s'appesantit
Les objets tombent et le silence
C'est tant si peu sans toi
Nous et nous et nous encore
Trop si peu
Etions mourons
C'est tant si peu nous
C'est tant comme un bras qui au cinéma se refuse
Une caresse annulée, démissionnée
Faute de nous.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (2)   
Lundi 23 juin 2008
J'ai le souvenir que c'est Cicéron qui a dit : "On crée ce que l'on craint." Au fil des années ces mots sont devenus pour moi une clef de compréhension plutôt efficace. Hier après-midi, en feuilletant les pages de Minima Moralia de Theodor W. Adorno, je suis tombé au paragraphe 103 sur ces phrases :

Ce que l'on craint sans raison effective, apparemment sous l'effet d'une idée fixe, a bêtement tendance à se réaliser. [...] N'aurait-on pas, à force de silences, soufflé soi-même la fameuse question à l'interlocuteur narquois. [...] La psychologie sait bien que celui qui se dépeint un malheur l'appelle en quelque sorte de ses voeux.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Dimanche 22 juin 2008

Contre les bruits, mon bruit. Le bruit alors repousse tous les autres, ceux du moment, ceux d'avant, ceux de toute la journée, les ramassant dans un prodige inouï, en un néant parfait, un soulagement total.
[...]
Mon navire brise silence avance dans la nuit.
Henri Michaux, Passages, 1937-1963.

C'est à croire qu'Henri Michaux avait prophétisé la fête du bruit. Je le vois déambulant dans les rues lilloises qui crient par tous ses pores. Chaque musicien jaugeant sa virilité à l'aune des décibels, inscrivant par ses dernières son territoire. Les trésors sont là qui se cachent dans les cours, les musées, les catalogues pour initiés. Dehors il fait trop de bruit. La musique a besoin de son silence, de sa cachette, de son secret.
Contre les bruits, mon bruit, et j'avance dans la nuit, je marche. Il y a jusqu'à la police qui donne de la matraque et qui provoque le badaud, car la police aussi réclame sa fête, s'amuse.
J'ai vu des navires brise silence dans la marée lilloise. Je les ai vus qui avancent entre deux orchestres, avec à leur proue une intériorité amarrée.

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 21 juin 2008
Cette comédie polarde est un petit régal. Le grand intérêt du film est le scénario. Une histoire policère racontée trois fois par trois narrateurs. C'est peut-être un procédé mais ça marche. Chaque scène surprend, satisfait à l'intrigue et crée une nouvelle attente.

En réalité on ne sait pas très bien ce qui s'est passé. On comprend que la recette du stade de Grenoble a été volée, mais par qui ? comment ? Pourquoi la remise du couple André Dussollier et Miou-Miou brûle-t-elle ?

Le film est divisé en trois parties et à chaque fois l'histoire se déroule devant nous avec un angle différent. Le dénouement est innatendu ce qui est une performance pour un film sans prétention et qui tient de la comédie.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 21 juin 2008
Habituellement je n'aime pas beaucoup les couvertures des livres anglo-saxons. Il y a chez eux une culture de l'objet livre très différente de chez nous. Ils emballent les livres plus qu'ils ne les couvrent.

La couverture du dernier livre de Paul Auster me parle beaucoup. J'y lis un résumé de ma vie si ce n'est que chez moi l'encre est blanche. Ces jours-ci j'essaie d'ouvrir la fenêtre.

Je trouve ce livre très angoissant. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis que je l'ai commencé une anxiété liée au livre me paralyse. J'ai hâte de le terminer et de comprendre la raison.

Ce qui me trouble également c'est qu'il y a un an j'ai écrit une nouvelle qui ressemble étrangement au récit. J'y contais l'histoire d'un prisonnier.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (3)   
Samedi 21 juin 2008
Encore le type de film qui a pour seule vertue de rendre moins douloureux le fil de l'existence. Il y a toujours un moment, dans les comédies romantiques, où on finit par croire que l'amour triomphe. Il faut alors ne pas sortir de la salle, et surtout pas se regarder dans un miroir...

Le film est beaucoup plus terne que la série. Il faut cependant lui concéder le fait d'être bien réalisé. Les images, qui refusent toutes les dialectiques de notre temps, finissent par former un tableau de ce qu'est notre société, ou du moins, la new-yorkaise. De là à parier que ce film devienne pour les générations futures un document, peut-être pas.  
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Jeudi 19 juin 2008
Ce film est sur pas mal de plans nul, mais j'ai aimé. C'est un peu comme un policier du vendredi soir, mauvais mais efficace, une glace italienne dans les rues pietonnes.

Tout est fait pour rassurer le client. Nous sommes dans le pire des commissariats au monde, les bandis font la loi, mais progressivement Richard Berry va ressuciter ce tohu-bohu.

La première moitié du film crée une attente et la seconde la satisfait. A la fin on est rassasié.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Lundi 16 juin 2008
Très vite on comprend le problème : la nature se révolte et diffuse une toxique qui supprime chez l'humain l'instinct de survie et le pousse à se suicider. Puisqu'on comprend le problème très vite, le film ne présente aucun intérêt.

C'est d'autant plus nul que la bande annonce communique sur l'aspect mystérieux des phénomènes.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Lundi 16 juin 2008
Jan Brink est un de mes cavaliers favoris. La reprise qu'il déroule avec Briar est une de celles que je préfère. Briar est un entier suédois. Il est brillant comme un entier et parfois un peu exubérant. Aujourd'hui il est un peu âge pour plaisanter sur le rectangle. Ce qu'il fait reste très propre même si c'est un peu court pour faire un podium.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Lundi 16 juin 2008

C'est tant si peu que nous donnons
C'est tant à ramasser
                 arracher
                             les verbes hauts
                 astreindre
                 authentifier
                 élever
C'est tant si long que nous mangeons
                 exteindre
                 atteindre
                 fiction
C'est tant silence que nous cherchons
                 au coeur
                 à l'aube
                 le meurtre.

 

recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Lundi 16 juin 2008

Je ne pensais pas passer un aussi bon moment. C'est un film très rare.

Une impression très étrange m'a traversé pendant toute la projection : j'ai eu le sentiment d'avoir face à moi non pas un personnage mais une personne, c'est finalement très inattendu au cinéma. C'était comme impossible de me projeter dans le comédien comme on le fait habituellement. JCVD ne renvoyait pas à un type mais à lui seul.

Il ressort une authenticité impressionante. Comme si le cinéma nous montrait pour une fois la vérité, comme si le film était un documentaire mais en restant un film et sans documenter, en étant aussi violent qu'une confession. 

Oui, le film est violent, l'histoire est très violente. La réalisation nous fait ressentir l'ambiance d'un bracage et les méchants puisque JCVD est vrai semblent vrais.

Autrement dit on peut dire que pour un essai, une audace, ce long métrage est une réussite.

recommander
ajouter un commentaire commentaires (1)   
Dimanche 15 juin 2008
Mon Dieu ! Ames sensibles ne louez pas ce dvd. J'ai fermé les yeux pendant la moitié du film. Je ne pensais pas que tout cela était possible. Des millionnaires achètent aux enchères des jeunes filles occidentales enlevées dans un pays de l'Est. Après avoir gagné une enchère l'heureux lauréat a le droit (et le devoir d'ailleurs) de tuer sa jeune et belle victime. Il peut pour cela employer tous les moyens de son petit cerveau pervers : la déchiqueter, la manger toute crue, la saigner... tout cela dans un univers morbide, glacial, sombre... J'ai hésité plusieurs fois à arrêter le film et quand ça s'est vraiment terminé je me suis servi une verveine avec du miel. A présent je me demande si ces choses sont possibles.

Sur le plan de la réalisation le film est impressionnant. Eli Roth utilise peut-être les grandes ficelles : jeunes filles fraîches et innocentes, naïveté et perversion, mais tout est bien fini : la musique, les décors, les images, les plans... Surtout Eli Roth utilise l'expérience de Tarantino et surtout son exigence.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Dimanche 15 juin 2008
J'ai été un peu déçu par ce film. Je n pensais pas qu'il y aurait un tel classicisme dans la réalisation.  Dès le début le film est ennuyeux et ce n'est pas l'imitation de Sylvie Testud qui change la donne, car sa petite voix est lancinante, monotomne, presque fatiguante, disons-le fatiguante. Nous sommes dans un simple documentaire qui parcourt à grands traits la vie d'une écrivaine devenue pour notre génération un mythe.

Heureusement le film prend progressivement de la consistance. Si la forme est le fond qui remonte à la surface progressivement nous en récoltons et peu à peu le récit fait comprendre l'aspect quotidiennement tragique d'une vie.

Je suis donc sorti de la salle avec l'impression d'avoir découvert quelques-uns des paradoxes de la vie de Françoise Sagan : modernité et vie bourgeoise, liberté et dépendances.

Il y a aussi le plaisir de traverser la deuxième partie du vingtième siècle à travers l'évolution des intérieurs bourgeois (en réalité il n'y a que les téléphones et les voitures qui changent, la déco des intérieurs bourgeois n'évoluent pas beaucoup).

Il s'agit donc là d'un film instructif et didactique, c'est un peu triste.
recommander
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Blog : Actualité sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus