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Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

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Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Dimanche 25 mai 2008
Le seul attrait de ce film c'est qu'il ne dure pas 2 h 37. Ce qui pèche le plus ce n'est pas selon moi le fait d'être une mauvaise copie d'Elephant mais plutôt de n'être pas crédible alors même que le réalisateur choisit l'angle du documentaire.

Au début du film on comprend qu'un adolescent s'est suicidé. Ensuite on suit à la manière d'un reportage, plus ou moins narratif, plusieurs adolescents lors des quelques heures qui ont précédé le suicide, avec cette question en tête : qui s'est tué et pour quelle raison ? Autrement dit nous sommes dans les dix petits nègres. Chacun a au moins dix bonnes raisons de se suicider : homosexualité refoulée et donc colère et agressivité, deux urètres à la place d'une seule et donc complexe du pipi au lit, parents absents et donc inceste, homosexualité acceptée et donc homophobie et donc drogue... des tas de clichés et donc un mauvais film... Le clou du spectacle est la résolution. Qui s'est suicidé dans tout cela ? Une ado que nous n'avions pas remarqué car elle n'avait pas de problème et parce qu'elle n'avait pas de problème elle s'ennuyait et donc elle n'avait pas de raison d'exister et donc elle s'est tuée. Tout cela n'est pas crédible car pour se tuer il y a toujours une bonne raison. La démonstration, séduisante au premier abord, ne résiste pas à la réalité. Sous couvert de froideur documentaire le film respire le sentimentalisme.
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Dimanche 25 mai 2008
Comme souvent quand je me dirige vers un roman, j'en ai un peu honte, c'est la couverture qui m'attire. J'aime les bars, leur ambiance, les couleurs anciennes et lâches à force d'être frottées, les artefacts du luxe, les odeurs... 

Avant de me mettre à lire, j'avais l'heureux alibi dans un coin de ma tête de découvrir Annie Ernaux. Je n'ai pas été déçu. Selon Annie Ernaux c'est la réalité, sa quête, le fait de la vivre, qui crée la forme. La quête de la forme passe par la réalité. C'est exactement ce que j'ai ressenti. A l'intérieur de chaque phrase j'avais la certitude d'être dans le monde de la narratrice. Ce monde, cette réalité est touchante. Annie Ernaux  raconte son père : 

Pour manger, il ne se servait que de son Opinel. Il coupait le pain en petits cubes, déposés près de son assiette pour y piquer des bouts de fromage, de charcuterie, et saucer. Me voir laisser de la nourriture dans mon assiette lui faisait deuil. (p. 68).
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