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Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

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Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Samedi 31 mai 2008
Vous aurez remarqué que je ne parle qu'au féminin. Il se trouve que l'équitation est le seul sport olympique mixte. Qui plus est, c'est un sport où les filles brillent. Je ne me souviens pas avoir vu un homme sur le podium depuis Reiner Klimcke au début des années 80.

C'est aussi un sport où les allemandes brillent. Elles gagnent presque systématique l'or par équipe. Cette semaine je vous présente
Nadine Capellmann. C'est sans doute la cavalière qui a le meilleur cheval : Elvis. C'est la raison pour laquelle je ne serais pas étonné de la voir sur le podium. Avec Farbenfroth elle remportait les championnats du monde de Jerez en 2002. Farbenfroth était sans doute le premier cheval de l'ère nouvelle du dressage, c'est-à-dire un cheval qui rassemble des talents athlétiques d'un nouveau genre : souplesse, allures extraordinaires, talent, énergie. Elvis n'est pas sans rappeler Farbenfroth, surtout dans son trot rassembler.

Nadine Capellman monte ses chevaux de manière très énergique. Sans doute que pour rivaliser avec
Anky Van Grunsven il lui faudrait plus de précision dans la fin des exercices. Même s'il y a très peu de reproche à lui faire, ses reprises font parti de ce qui se fait de mieux, Elvis donne parfois l'impression de précipiter ses mouvements. Il lui manque aussi probablement un piaffer de classe internationnale. Il est probable que celui-ci ait été amélioré depuis 2006 (vidéo ci-dessus).

En l'absence de Matine et d'Andreas Helstrang, Nadine Capellmann a toute ses chances d'accrocher un podium, voire d'atteindre l'or.
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Jeudi 29 mai 2008


Hier après-midi, à Lille, j'ai croisé une manifestation qui m'a bien fait rire. Il n'y avait pas foule mais il y avait une ambiance bon enfant, aucune agressivité, beaucoup de sourires. Si j'ai bien compris il s'agissait de faire entendre au gouvernement et donc au président que le budget de la culture est trop insignifiant. Sur le fond je ne me prononcerais pas. La question est complexe : quelques artistes vivent très très très bien et une foule de précaires vivent d'amour et d'eau fraîche. Est-ce que l'état doit combler le vide entre les deux ? A vrai dire je ne pense pas.    
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Mercredi 28 mai 2008
Je suis sorti de la salle avec une drôle d'impression. J'ai tout d'abord vérifié qu'il ne s'agissait pas d'un Woody Allen. J'ai retrouvé dans Le Grand alibi l'univers de Match point : société aristocratique, style gentleman farmer, intrigue policière où se mêlent humour caustique et perversions familliales. Autrement dit j'ai adoré... sauf que... la fin est complètement baclée. Non pas que le dénouement fasse flop, tout au contraire, mais sur le plan de la réalisation la dernière scène est idiote. C'est comme si Pascal Bonitzer avait décidé non seulement de détruire l'image de la famille propre sur elle (mon Dieu ! quel thème original...), mais aussi d'achever son film. En plus je me demande si ce n'est pas le cas.
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Mardi 27 mai 2008

Voici le futur nouveau stade de Lille. Je le trouve magnifique, ambitieux, tout en étant simple. Il a un petit côté macintosh. Je suis heureux que les décideurs n'aient pas choisi le projet le moins cher. Un stade coûte de toute manière une somme énorme. Notre région mérite cette architecture. Ce choix dit le courage, les envies, les promesses qu'une région ose s'offrir. De plus j'imagine que la construction va amener des emplois, va faire vivre les commerces des quartiers d'Hellemmes, Lezennes, Villeneuve-d'Ascq.
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Lundi 26 mai 2008
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Lundi 26 mai 2008

D'après ce que j'ai lu ici ou là à propos de Djamel Tatah on lui reproche une certaine facilité ou une incapacité à se renouveler. Chacun de ses personnages a invariablement la même expression, la même posture, lassitude, mélancolie, sérénité selon les lectures.

Pour ma part je ne suis pas certain qu'un artiste soit dans l'obligation de se renouveler pour mériter un nom. Peut-être y a-t-il une phase de quête après quoi cela me rassure de voir qu'un artiste ne cesse de reprendre une même ligne.  Une confiance s'installe. Une intuition d'être dans une voie. D'autant qu'il ne s'agit pas chez Djamel Tatah de recopiage ou d'insdustrialisation d'un procédé. Cela ressemble plutôt à la quête d'un marcheur.

Une autre critique lui reproche une superficialité. Pour émettre ce reproche il faudrait être capable de voyager dans l'âme de l'artiste. Si la forme est le fond qui remonte à la surface, la lecture que nous en faisons ne pourra n'être qu'impressionniste. Que savons-nous du fond ?  L'impression en revanche je l'ai ressentie. C'est ce sentiment que Djamel Tatah perçoit l'indicible pour l'exprimer dans une forme qui n'avait pas encore été explorée. Oui, quand je regarde ses toiles je vois quelque chose de moi que je n'avais pas encore pu dire.
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Lundi 26 mai 2008

Je me souviens d'un matin d'hiver entre Noël et nouvel an, je m'étais installé au coin du feu, un livre entre les mains. Je me souviens m'être réveillé trois jours plus tard au terme d'un long rêve. Je venais de lire la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster.

Ce livre, ou plutôt ces livres, car chacun peut se lire pour lui, sont une bonne introduction aux romans de Paul Auster. Le talent est probablement dans la narration et dans cette capacité à vous tenir éveillé. Ce n'est pas seulement dans le vocabulaire, dans l'histoire, les descriptions, le style, c'est surotut dans la construction globale. Paul Auster vous amène dans un lieu, vers une évidence et vous ne l'aviez pas vu. Le genre est à la fois  policier, fantastique, intimiste, tout cela donne une identité propre à ses romans. Les personnages se croisent, se perdent, se reconnaissent, les doubles se dédoublent, il y a des moments où l'on perd pied, et pourtant l'édifice est une toile imperturbable.

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Lundi 26 mai 2008

C'est avec Changement de décor que j'ai découvert David Lodge. Aujourd'hui quand j'ai envi de me détendre ou de sourire je me plonge dans un Lodge. Cela marche à tous les coups.

Dans les romans de Lodge il y a souvent une idée de départ à partir de laquelle le narrateur image un tas de boulversements, d'imbrications, de conséquences. Ici deux universitaires échangent leur poste. L'un est anglais, l'autre est américain. L'un est fashion, l'autre a une vie exigüe. De cette simple opposition naît une série de péripéties plus amusantes et plus fines les unes que les autres. David Lodge est un observateur exigeant de nos pratiques. Rien n'est oublié. Une histoire devient une série d'histoires et chacune d'entre elles permet d'observer les autres sous un angle à chaque fois nouveau. Autrement dit le roman se métamorphose sans cesse au fil des événements.

La métamorphose n'est pas seulement thématique. L'écriture aussi évolue. David Lodge est un théoricien du roman qui n'oublie jamais de mettre en pratique ses recherches narratologiques. Ainsi l'écriture se cherche, nous passons du récit, au dialogue de théâtre en passant par l'échange épistolaire. Tout cela empèche l'ennuie, crée la surprise, suscite l'intérêt.

Au bout du compte, le premier opus d'une série qui donnera Un tout petit monde et Jeu de société, observe comment un changement de décor entraîne des conséquences plutôt inattendues sur nos vies. C'est de dernier intérêt de ce roman. Il est éthique. Mais je ne vais pas ici vous exposer les conséquences d'un changement de vie. Je vous invite plutôt à lire ces pages.

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Lundi 26 mai 2008

     
     J'ai embrassé l'aube d'été.
     Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
     La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
     Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
     Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. À la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
     En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
     Au réveil il était midi.


Ce poème a provoqué ma première émotion "poétique". Je m'en souviens très bien. C'était en classe de première. Notre professeur nous avait présenté "Aube" comme un texte mystérieux et compliqué. J'essaie aujourd'hui de retraduire l'émotion que j'avais ressentie. Je ne cherche pas à commenter le poème mais à transmettre une émotion, une impression. Tout ce que je pourrai dire de ce poème tiendrai forcément du contre-sens. Je me suis sans doute égaré. Voici, tout simplement, ce que j'ai vu, imprimé dans ma tête :

Tout d'abord il y a l'incipit. A seize ans on est pas habitué à lire une phrase qui vous dit : "j'ai embrassé l'aube d'été". Cette phrase ne veut littéralement rien dire, du moins c'est ce je me disais. Mais sans doute que je la trouvais belle. Dans mon coeur d'adolescent j'étais impressionné pour la première fois par une poète qui osait dire des mots qui n'avaient pas de sens et qui pourtant invitaient à être joyeux, positif, frais.

Ensuite j'ai été marqué par ce que j'appellerais aujourd'hui la "dramatisation".  Il y a un emballement. Les événements se succèdent vite. Les mots de Rimbaud traduisent une émotion que je ressentais quand j'étais jeune. C'était ces moment où je me retrouvais seul dans la campagne, chez mes grands-parents. Il arrivait qu'une joie soudaine me saisisse. Et alors je baignais dans une sorte d'osmose avec la nature, les herbes hautes, les champs d'endives, les barrières qui fermaient le bois... Je dansais. On aurait pu me prendre pour un fou. J'écartais les bras pour prendre plus d'espace ou pour prendre mon envol et je courrais dans les champs, les bois, les fossés, les routes. Cela n'arrivait que quand j'étais seul. 

Ce poème m'a donc rassuré. Je n'étais pas le seul à voyager dans un espace temps qui n'était pas celui de nos vies. Il y avait bien des moments mystérieux dans la vie. Le mot "wasserfall" m'avait impressionné. Je le trouvais joli. Lors de ce fameux cours je n'avais pas été suffisamment concentré pour entendre la signification du mot. Je le trouvais mystérieux, joli, imposant. Le poème avait pour moi sa propre vie car il ne se donnait pas entièrement. Il vivait de lui-même, il n'avait pas besoin de moi, de mon professeur. L'hermétisme du texte était la garantie à mes yeux de son importance.

Il y a une dernière raison, plus prosaïque : j'ai toujours aimé le matin. C'est la plus belle partie de la journée. Mon plus grand plaisir est de boire un café au moment où la nature s'éveille. Si en plus je suis dehors, en vacances, avec un bon livre, alors c'est le paradis. C'est un moment rare où j'apprécie la solitude.

Oui, ce poème m'a beaucoup touché. Il est une musique, une note, une touche, et pour moi une perfection esthétique, une invitation au voyage intérieur, une capacité à dire l'indicible.

Vous pourrez trouver un commentaire sérieux très pratique
ici.

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Dimanche 25 mai 2008
Le seul attrait de ce film c'est qu'il ne dure pas 2 h 37. Ce qui pèche le plus ce n'est pas selon moi le fait d'être une mauvaise copie d'Elephant mais plutôt de n'être pas crédible alors même que le réalisateur choisit l'angle du documentaire.

Au début du film on comprend qu'un adolescent s'est suicidé. Ensuite on suit à la manière d'un reportage, plus ou moins narratif, plusieurs adolescents lors des quelques heures qui ont précédé le suicide, avec cette question en tête : qui s'est tué et pour quelle raison ? Autrement dit nous sommes dans les dix petits nègres. Chacun a au moins dix bonnes raisons de se suicider : homosexualité refoulée et donc colère et agressivité, deux urètres à la place d'une seule et donc complexe du pipi au lit, parents absents et donc inceste, homosexualité acceptée et donc homophobie et donc drogue... des tas de clichés et donc un mauvais film... Le clou du spectacle est la résolution. Qui s'est suicidé dans tout cela ? Une ado que nous n'avions pas remarqué car elle n'avait pas de problème et parce qu'elle n'avait pas de problème elle s'ennuyait et donc elle n'avait pas de raison d'exister et donc elle s'est tuée. Tout cela n'est pas crédible car pour se tuer il y a toujours une bonne raison. La démonstration, séduisante au premier abord, ne résiste pas à la réalité. Sous couvert de froideur documentaire le film respire le sentimentalisme.
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Dimanche 25 mai 2008
Comme souvent quand je me dirige vers un roman, j'en ai un peu honte, c'est la couverture qui m'attire. J'aime les bars, leur ambiance, les couleurs anciennes et lâches à force d'être frottées, les artefacts du luxe, les odeurs... 

Avant de me mettre à lire, j'avais l'heureux alibi dans un coin de ma tête de découvrir Annie Ernaux. Je n'ai pas été déçu. Selon Annie Ernaux c'est la réalité, sa quête, le fait de la vivre, qui crée la forme. La quête de la forme passe par la réalité. C'est exactement ce que j'ai ressenti. A l'intérieur de chaque phrase j'avais la certitude d'être dans le monde de la narratrice. Ce monde, cette réalité est touchante. Annie Ernaux  raconte son père : 

Pour manger, il ne se servait que de son Opinel. Il coupait le pain en petits cubes, déposés près de son assiette pour y piquer des bouts de fromage, de charcuterie, et saucer. Me voir laisser de la nourriture dans mon assiette lui faisait deuil. (p. 68).
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Samedi 24 mai 2008
Je ne résiste à l'envie de vous faire partager cet extrait de "Gouttes d'eau sur pierres brulantes". Je suis mort de rire à chaque fois que je la vois. Voici le synopsis :

En Allemagne, dans les années soixante-dix, Léopold séduit Franz, un jeune homme de trente ans son cadet. Il l'installe chez lui. Tout se passe bien jusqu'au jour où un petit rien provoque une divergence entre eux deux...

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Samedi 24 mai 2008
Objectivement il faut bien se dire qu'Anky Van Grunsven a un potentiel énorme pour emporter l'or à Pékin. Cela ferait la troisième fois. Sa reprise sur le plan technique est difficilement approchable. A part Isabelle Werth ou Nadine Capellman je ne vois pas qui pourrait la battre ?
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Samedi 24 mai 2008

Qu'est-ce que l'art kitsch ? Peut-on seulement parler d'art ? Quels sont les critères qui définissent un objet ou un concept kitsch ? Selon le brillant dictionnaire en ligne "Lexilogos" pour qu'un objet soit kitsch il faut qu'il rassemble cinq critères :
- l'inauthenticité
- la surcharge
- le cumul des matières ou des fonctions
- le mauvais goût
- la médiocrité.
Tout cela donne vraiment envie !

Le moins que l'on puisse dire c'est que la culture kitsch ne côtoie pas la haute érudition ; aucun rapport avec Kafka, Heidegger et Celan. Il est d'ailleurs assez interrogeant de voir comment toute la culture nazi et communiste relève du kitsch.

Selon les conservateurs le kitsch n'a pas de valeur en soi. L'objet kitsch est interchangeable. Selon Roger Scruton (universitaire britannique) l'objet kitsch est interchangeable, car il fait partie d'un ensemble d'objets équivalents en nombre infini, qui tous sont capables de susciter la même réaction toute faite. Par conséquent, on peut dire que c'est cette réaction qui dicte la nature de l'objet [...]. En ce sens, l'objet kitsch (par exemple Bambi, de Walt Disney) est le contraire de l'objet esthétique. L'oeuvre d'art véritable ne naît pas de la réaction du public. (dans Le Cahier de l'Herne n°80, George Steiner, p 115).

Ainsi, selon cet argumentaire, publicités et kitsch utilisent les mêmes ressorts. L'oeuvre d'art confère à son sujet une valeur, tandis que dans le kitsch cette valeur devient un prix.

Le kitsch se différencierait de l'art parce qu'il n'a pas de valeur en soi. Il ne naît pas d'une émotion mais il cherche par la surcharge à provoquer une émotion. Autrement dit, c'est le destinataire qui crée l'oeuvre. Le kitsch rimerait donc avec sentimentalisme, émotion, prix, commercialisation... Le kitsch serait une espèce de démission face aux exigences de l'art.

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Vendredi 23 mai 2008
J'aime assez bien ce tableau : Saint Georges terrassant le dragon n°3, 1991. Vous le trouverez sur le site de Francis Moreeuw.

Saint Georges terrassant le dragon n°2, 1991
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Jeudi 22 mai 2008

Qu'on est bien chez soi à regarder notre série préférée, avec son héros mâle rassurant, ses effets comiques tant attendus, son rythme rapide et sans surprise. Tout ce qu'on avait vu dans le dernier numéro et qui nous annonçait le suivant le voilà chaque semaine, chaque mois, chaque année, et ici chaque décennie...

Je me suis marré du début à la fin. Je n'ai dailleurs fait que ça. Tout commence comme dans un James Bond ou un Hercule Poirot : une scène spectaculaire ; ici une bombe atomique est sur le point d'exploser, et vous vous en doutez, le Mc Giver des archéologues qui a le goût de la préservation a pensé  à se réfugier dans un frigo. Il faut savoir que cela marche.

Ce qu'il faut retenir de cet épisode est évidemment la transmission du père au fils. Le voilà le nouvel "Indiana junior junior". Très convaincant, très drôle. Les scènes les plus hilarantes se passent en famille, car comme si tout n'était pas déjà compliqué, la fiancée perdue (tout est perdu chez Indiana) est retrouvée. Oui, c'est drôle, mais je devrais apporter un bémol. Despered housewifeest passée par là. C'est un humour très série télévisuelle : comique de répétition, jeux de mots idiots, ironie toute british.

Indianan Jones est probablement le héros qui permet de passer de James Bond à Mr Bean : aventure spectaculaire, impossible, avec des blagues de potaches efficaces.

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Mercredi 21 mai 2008

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Mardi 20 mai 2008

J'ai découvert ce week-end Djamel Tatah. J'ai immédiatement été saisi par ses toiles. Elles sont expressives, fraiches, touchantes. J'aime ces créations qui semblent si simples au premier coup d'oeil. C'est juste quelques couleurs, quelques traits, peu de gestes, et tout de suite un sentiment, une détresse, un cri, sans aucun acharnement, aucune préciosité, sans presque aucun complexe, comme si tout devait être dit par une espèce de silence. Je vous conseille vivement d'aller sur le site de Djamel Tatah, il est très plaisant de s'y promener. Vous pouvez aussi aller voir le site de la galerie de Kammel Mennour. Ci-dessous vous trouverez une petite biographie extraite du site de l'artiste.Djamel Tatah est né en 1959

à Saint-Chamond. De 1981 à 1986, il étudie

à l’école des beaux-arts de Saint-Etienne. Sa

première exposition date de 1989, à Toulouse.

Dix ans après, en 1999, c’est à la galerie

tDurand-Dessert qu’il fait sa première exposition

personnelle (très remarquée) à Paris,

où il vit aujourd’hui. Peintre “obsessionnel”,

Djamel Tatah ne cesse de représenter des

personnages (qu’il a dans un premier temps

photographiés et projetés sur fond

monochrome), silhouettes vêtues de noir,

à la peau très pâle, qu’il qualifie lui-même

de “beckettiennes”, entre hyperréalisme

et abstraction. Djamel Tatah impose

une oeuvre, paysage humain mystérieux

et profond, qui s’élabore dans une écriture

visuelle d’une spectaculaire linéarité.

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Lundi 19 mai 2008

Galeries de la Reine à Bruxelles.

Librairie d'art dans la galerie de la Reine
qui présentait ce jour là des peintures de
Djamel Tatah
(ci-dessous)

 

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Lundi 19 mai 2008
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