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Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

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Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Samedi 10 mai 2008

Dans le dernier numéro de  La Revue Internationale des livres et des idées Yves Citton s'interroge sur l'utilité des études littéraires. Je vous propose ici un résumé de son article.

Yves Citton part du constat que le structuralisme n'est plus à la mode. Durant les années soixante et soixante-dix les anti-intellectuels se moquaient des narratologues, sémioticiens ou autres poéticiens. Aujourd'hui les sarcasmes ne sont plus nécessaires. Plus aucun chercheur ne fait appel au structuralisme. Les psychologues, par exemple, ne s'intéressent plus à explorer la logique du signifiant mais ils cherchent plutôt à défendre la famille hétérosexuelle.
A quoi sert le structuralisme ? A laisser des fumistes prétendre à une scientificité de pur apparat.

Jacques Bouveresse du Collège de France et Tzvetan Todorov tirent la sonette d'alarme. Le philosophe Jacques Bouveresse, dans La Connaissance de l'écrivain, tente de réconcilier texte littéraire et vie. La littérature étouffe sous la critique savante, et on oublie que son premier objet est de nous aider à résoudre nos problèmes de vie. Ce qui est devenu important au cours des décénies précédentes est le laboratoire du texte plus que le texte lui-même.

Tzvetan Todorov, penseur historique du structuralisme, dit la même chose dans son dernier ouvrage, La Littérature en péril. Le but de la littérature a été de "nous faire

connaître les outils dont elles se servent" plutôt que de nous faire "réfléchir sur la condition humaine". Les études universitaires ont connu un mouvement de balancier qui n'a jamais connu sont point d'équilibre. Après le tout historique, idéologique, esthétique (causes externes), on est passé au tout formaliste (causes internes). Nous sommes passés d'un excès à l'autre, ce qui explique le désintérêt croissant pour ces études où les généralisations abusives sont présentées comme des postulats sacrés.

Le textualisme, terme dont se sert Jacques Bouveresse pour décrire cette tendance à s'arrêter au fonctionnement interne du texte (poétique, sémiotique, formalisme, narratologie...) est accusé d'avoir trois défauts. Tout d'abord les universitaires oublient que le texte parle de la vie, de ses questions, de ses dilemmes, autrement dit ils ont des contenus. Il n'y a pas que la forme langagière qui porte à interprétation. Le deuxième défaut est le fils indigne du structuralisme : la déconstruction qui conduit à douter des valeurs mêmes qui soutiennent l'oeuvre. Enfin, le troisième défaut est le solipsisme : puisque l'oeuvre, pour les formalistes, est autosuffisante, qu'elle n'a pas de contact avec le monde extérieur, par conséquent l'oeuvre "est en soi-même le seul être existant".

 

Jacques Bouveresse et Tzvetan Todorov dépeignent un textualisme impérialiste et arrogant  reférmé sur l'autosuffisance des jeux formels et avide de nihiliser les discours des disciplines voisines.

Yves Citton regrette que ces deux livres puisent leurs exemples dans une littérature historiquement précise (1850-1950) et exclusivement dans le roman. Malgré cela il salue l'entreprise de dénonciation d'un enseignement insuffisant. Dans la suite de son article il relève les arguments qui démontrent l'urgence de prendre le temps d'une socialité littéraire (cf. "A quoi servent les études littéraires ? (2))
 

 

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Samedi 10 mai 2008

Fin novembre 1999 la puissante Organisation Mondiale du Commerce (OMC ou WTO, World Trade Organization) se réunissait pour une conférence qui devait être la plus importante depuis sa création. Tout devait bien se passer. La ville et le associations militantes s'étaient mises d'accord pour que tout se passe dans le calme. Les manifestants n'avaient pas recours à la violence en échange de quoi la police ne procédait à aucune arrestation. Malheureusement des groupes extrémistes ont profité de la brèche pour provoquer des émeutes.

C'est volontairement que je choisis des photos de l'actualité que je croise avec des photos du film, car c'est le procédé qu'a choisi Stuart Townsend. C'est plutôt bien fait. Nous sommes dans une fiction mais la synthèse est plutôt réussie, nous n'avons pas l'impression d'être dans un documentaire.

Le film est je dirais maladroitement didactique, car mis à part l'aspect informatif, l'ensemble est très conventionnel quand il n'est pas lourd. Certes Stuart Townsend a fait attention à ne pas peindre de gentils militants et de méchants policiers, ceci dit les caractères des personnages sont très caricaturés, et c'est la fonction de nuance qui devient le discours lui-même, comme si on vous disait : "vous voyez ce n'est pas simple, regardez bien ! je vous avez bien dit, l'homme n'est ni blanc ni noir, vous avez bien vu ou il faut que je vous remontre". La nuance tient donc de procédé. La journaliste qui devient militante c'est vraiment très lourd et pas crédible du tout, mais voilà il y a de bons journalistes, le journaliste n'est pas seulement ce robot sans âme en quête de scoops.


J'ai particulièrement apprécié l'actrice Michelle Rodriguez. Elle apportait de la fraîcheur. Elle est très belle. J'aime beaucoup son jeu. Elle parvenait à restituer les difficultés qu'un militant peut rencontrer dans l'engagement. Pourquoi s'engage-t-on ? Est-ce pour une cause ?  Pour réparer une blessure ? Son regard est pénétrant, elle donne l'impression de vous fusiller. Cette manière d'être toujours sur la défensive signale une blessure, et dans le même temps elle semble avoir un tempérament très solide. Michelle Rodriguez s'est fait connaître par la série américaine Lost (même si j'ai peu de temps pour regarder ce type de série je suis plutôt fan, en particulier des Experts à Las Vegas ou du Commissaire Maigret, nous y reviendrons un autre jour).
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