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Julien Baete

julien-baete.jpgBientôt ici des pages consacrées à Julien Baete, artiste.

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Djamel Tatah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Francis Moreeuw

Francis Moreeuw est un artiste lillois. Allez voir son site.
Ci-dessous une partie de la  série des "Saint Georges"
(1 ; 2 ; 4 ; 5). Vous voyez ici seulement la partie gauche du tableau.








































































































Images Aléatoires

Jeudi 13 mars 2008

Après avoir lu quelques articles dans des revues comme Commentaires, Critique, Etudes j'ai repéré un certain nombre de problèmes liés à l'usage de Wikipédia. Les voici : 

Wikipédia, et internet en génaral, ont cette tendance de mettre dans une enveloppe convenable des informations engagées ou éronées du type : « Albert Londres, journaliste juif, […] ». Tout le reste de l’article sera absolument juste, mais peut-on qualifier un journaliste de juif ?

 

Le subjectivisme dans Wikipédia est absolument débridée car il n’y a pas de ligne éditoriale comme dans toute encyclopédie. Ceci a d’énormes conséquences sur l’avenir et le rapport au savoir. Il est possible de tout dire. Le fait que tout soit dit devient progressivement une référence absolue.

 

Wikipédia représente également la gratuité. La gratuité représente un danger pour ce qui n’est pas gratuit. Comment peut survivre ce qui n’est pas gratuit ?

 

Les articles dans Wikipédia sont dits neutres. Est-ce que cela ne représente pas une énormité ?

 

On peut également se demander où est le pouvoir quand TF1 et la CIA écrivent leurs propres notes ?

 

Wikipédia et internet interrogent également l’autorité des compétences. Tout le monde peut apporter des informations, tout le monde peut-être écrivain, photographe, cinéaste. Wikipédia dit : « vous êtes tous des encyclopédistes ». C’est peut-être vrai, et c’est peut-être une nouvelle forme de démocratie,  cependant qu’en est-il de l’auteur ? En cela Wikipédia est antilibéral car dans le libéralisme les compétences sont échangées et non diffuses

 

Wikipédia propose un modèle où nous sommes les acteurs de notre propre savoir. Autrement dit la transmission n’est plus verticale mais horizontale. Nous devenons ainsi les créateurs de toute création, nous devenons surpuissant, à moins qu’il s’agisse d’une forme nouvelle de démocratie.

 

Wikipédia prétend être la référence absolue car s’il y a des erreurs sur Wikipédia c’est qu’il y en a ailleurs et au moins sur Wikipédia les erreurs peuvent être corrigées alors que dans les encyclopédies traditionnelles il y a la nécessité d’un procès.

 

 

 

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Jeudi 13 mars 2008

J'attendais beaucoup de MR 73 car j'aime beaucoup ce genre de film et j'avais aimé Quai des orfèvres. J'ai été heurté par une esthétique de la surabondance. Les traits sont soulignés toujours trois fois plutôt qu'une. C'est un choix et il faut entrer dedans sinon on passe à côté du film. Je suis passé à côté.

mr-73.jpg

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Jeudi 13 mars 2008

J'ai vu un film émouvant et boulversant : L'Heure d'été d'Olivier Assayas. Une famille doit gérer un héritage. Cet événement est souvent tabou car les familles ont tendance à mal le vivre et c'est souvent l'occasion de heurts et de réglements de compte. Dans nos familles nous parlons rarement des héritages de manière ouverte et détendue.  En effet le réglement de l'héritage est souvent un moment où la famille se réunit après s'être un peu dispersée. Chacun a évolué, fait ses choix, pris des options et il faut confronter tout cela tout en réglant l'héritage financier, culture, affectif et psychologique des ascendants. Il n'est pas étonant alors que le réglement de l'héritage soit le point nodal da la vie de famille dans le temps. 

l-heure-d--t-.jpg

Regardez cette photo, elle est magnifique. Les frères, les soeurs, les  belles-soeurs, les enfants, les grands-parents. Chacun parle du superflu, plaisante, chamaille, mange et boit. Chacun se regarde avec beaucoup d'attention, s'épie, se jauge. Il y a le bonheur d'être ensemble et la tension de la vie quotidienne qui fait que nous ne sommes plus tout à fait de cette famille mais d'une autre qui se constitue. 

Malheureusement la vie n'est pas un long fleuve tranquille, c'est une dialectique, des affrontements inévitables, des règlements (dans les deux sens du terme). Le film pose la question suivante : que faire d'un passé qui pèse sur les élans et les nécessites du présent  ?

Je reprends ici des idées des Cahiers du cinéma du mois de février qui publie encore une fois un article très éclairant. 

Le film d'Olivier Assayas propose une possibilité originale. Non pas inédite,  mais qui dans les choix que font les cinéastes habituellement,ne cède pas à la facilité. La famille ici n'assume ni ne détruit l'héritage mais s'en débarasse avec dignité en "organisant la conservation muséale du patrimoine". Autrement dit la maison ne sera pas réhabitée mais vendue. Il n'y aura pas ici de conflits ni d'hystérie familiale. Olivier Assayas refuse la dramatisation. Cette tonalité inhabituelle permet d'explorer des nuances nouvelles. Malheureusement, et c'est le revers, l'absence de conflit crée une certaine atonie, une fadeur, qui est celle des bourgeois d'aujourd'hui, faibles et étriqués.

Cette lecture est aussi une critique de notre société. L'évolution économique est peu soucieuse du passé.La justesse et le concensus créent un "fatalisme gris de la moyenne bourgeoise". L'homme moderne est un homme qui est "le gestionnaire docile de l'adaptation" (Chales Berling).

Il y a bien d'autres choses à observer dans ce film qui déborde de nuances : une opposition entre la chaleur de l'été et la froideur des musées, des experts, un conflit entre les valeurs d'usage et les valeurs d'art, une attention donnée aux choses et non aux caractérisations des personnages, une critique du temps et de la modernité, une esthétique toute taïwanaise revendiquée par Assayas.

Personnellement j'ai trouvé que le traitement du sujet était extrêmement subtil. Le cinéaste emploie des ficelles invisibles qui font de ce récit un véritable bijoux.

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