
J'ai été conquis par Paris. La réalisation est peut-être entendue mais on se laisse prendre par ces parcours croisés qui finissent par
former un panorama de la vie parisienne. Je n'apprécie pas beaucoup François Cluzet, pourtant dans ce film, et depuis quelques temps, je le trouve de plus en plus convaincant. Karin Viard est
délicieuse dans le rôle de la bourgeoise. Romain Duris, mi gentleman mi-singe, joue le mec qui découvre la vie parce qu'il va bientôt mourir (je ne sais pas si je me fais une idée mais j'ai
l'impression que ce thème est à la mode). Ce film nous donne à voir les rides de la trentaine, les rides de la rupture, les difficultés de donner du sentiment. J'ai passé un excellent
moment.

Oui je suis allé voir ce film ! et
alors, il y a pire... regarder le 20 heures de Pujadas par exemple.
Un très joli jeune homme (l'unique mérite de ce film) a le don de se déporter dans tous les coins de la planète ou la vie difficile des supers héros... voilà pour le résumé.
Heureusement qu'il y avait du monde à droite et à gauche sinon je serais parti.. voilà pour la critique.

Qu'est-ce que j'ai ri. J'ai même un peu
pleuré à la fin. C'était mignon à la sortie du film tous ces mouchoirs qui tentaient de faire disparaître la petite larme. Ce n'est certes pas un grand film au sens artistique, mais c'est un bon
moment de réjouissance. C'est rassurant de voir qu'avec un peu d'humanité, un peu de talent, beaucoup de générosité on fait mille fois mieux que les grosses productions du type "Astérix".

Une feune fille tombe enceinte d'un jeune
homme. Une comédie qui fait parait-il un tabac aux USA. J'ai souvent souri. C'était un peu entendu.
Hier
soir je suis allé voir un film nul dans une salle froide. C'était Actrices au Fresnoy, à Tourcoing. Le lieu est pourtant magique, surprenant ; au coeur d'un quartier populaire il donne
du souffle, il donne envie. Malheureusement il faisait froid, il n'y avait personne dans la salle et sur le site. Tout était sombre. Heureusement que j'étais accompagné car ce n'est pas une
expérience à vivre seul. Un samedi soir, seul, dans cet endroit, ensuite vous allez vous jeter dans le canal juste à côté.
J'ai vaguement suivi le film. Ennuyeux.

Voici encore une bonne surprise
:
John Rambo. J'ai été très surpris et très impressionné. Un groupe de touristes du coeur décident de sauver des vies en Birmanie. Rambo coule une retraite
paisible non loin de la frontière birmane. Il est recruté comme passeur. L'aventure tourne au cauchemard.
Plus qu'une histoire, ce film cherche à nous renseigner sur l'horreur du génocide qui a lieu en ce moment en Birmanie. Je ne pensais pas qu'il y avait aujourd'hui quelque part sur terre des
horreurs comme celles-là : des hommes mangés vivants par des cochons devant les futurs victimes, des courses qui consistent à faire traverser des champs de mines par des villageois et de parier
sur les survivants, des villages sont rayés des cartes, des enfants coupés en deux devant leur mère violée... Si vous désirez une description plus détaillée lisez La divine comédie de
Dante.
Le film fait très fort. Je n'avais jamais vu un film qui allait aussi loin dans la description des chairs dévastées. J'éprouve des diffulctés à me regarder dans une glace depuis que j'ai vu ce
film. Nous sommes souvent informés des génocides une fois qu'ils ont eu lieu. Ou alors nous imaginons que les forces de l'Onu s'en chargent plus ou moins, qu'il y a des observateurs... En ce qui
concerne la Birmanie des hommes, des femmes et des enfants sont torturés à longueur d'année pendant que nous nous interrogeons sur les déboires du couple Sarko-Bruni.
C'était affligeant. Déjà
j'ai trouvé personne pour m'accompagner ce qui est à la base un mauvais signe. Je suis pourtant très bon public pour ce genre de comédie. Même les tartes à la crême ne font pas rire.
Ce n'était pas drôle du tout. J'avais l'impression que les acteurs vous regardaient droit dans les yeux et qu'ils vous disaient "regardez moi comme je suis drôle, on est ami depuis longtemps, je
vous en supplie rigolez ! oufoufouf !". On ne rit même pas par politesse.
J'ai eu peur, j'ai vraiment eu très peur, ça fonctionne à cent pour cent. Un groupe de jeunes gens déambulent dans New-York avec une caméra à l'épaule. Le groupe essaie de secourir une
jeune fille alors que la ville est dévastée par ... . On y croit à fond. Je suis déjà allé le voir deux fois et j'ai encore eu plus peur la deuxième fois. Il y a certes deux ou trois faiblesses
formelles mais nous sommes bien au-dessus du niveau global des films "fin du monde".
J'ai passé une heure
délicieuse ce matin. Je me suis acheté pour 1 euro L'éloquence académique. Il s'agit d'un receuil d'extraits de discours prononcés sous la coupole par Fénelon, La Bruyère, La Fontaine,
Lacordaire. J'ai lu quelques pages dans un bar d'habitués en plein marché de Wazemmes. Quelle ambiance !
Quel défi de bien dire les choses. Cela m'a donné envi de me relancer dans les écrits de Marc Fumaroli. Ce n'est pas toujours très simple de lire Fumaroli et Adorno dans la même journée.
Faut-il avoir des convictions quand nous lisons ? Faut-il avoir des convictions tout court ? Je ne sais pas. J'aime beaucoup voyager à travers les idées, les moeurs, les poétiques. Le figé
m'angoisse. La prose du grand siècle me fait autant rêver que les avantures du nouveau roman.
Janvier avait réservé son lot de bonnes surprises avec notamment Death sentence. Février commence fort avec un excellent thriller : Cortex.

Il faut dire que j'aime beaucoup André Dussollier. Ce film restera pour l'acteur comme une référence, il s'agit d'une véritable performance : endosser le rôle d'un ancien flic
atteint d'Aizheimer. Je n'y connais rien à cette maladie, je ne peux donc pas dire si la vision est réaliste, en tout cas c'est crédible car on y croit.
J'ai trouvé le film très violent. Les rapports entre les personnages sont violents : père et fils, employés entre eux, corps médical et malades. C'est presque impassable d'imaginer qu'il s'agit
là peut-être de notre sort à tous.
Cortex est une sorte de Prométhée qui ne vaint jamais mais qui gagne une bataille du fait même de son mal. Lui l'ignore.
La bo est très recherchée, électrique, inovante. Elle colle au film.
Allez le voir. Il y a aussi le dernier Kustorica qui vient de sortir. J'irai probablement lundi.
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